Combien de fans avez-vous ?

Attention, cet article, publié en 2010, peut en certains points être obsolète.

Actualisation du 18 Juillet 2010.

Les pages Facebook des bibliothèques universitaires sont-elles populaires ?

Afin de répondre à cette question, je souhaitais initialement comparer le nombre de fans des pages Facebook des 13 bibliothèques universitaires qui en possèdent une (aujourd’hui le nombre se monte à 19) avec le nombre d’étudiants et d’usagers qu’elles accueillent réellement dans leur locaux. Il me semblait pertinent de mettre en relation ces deux chiffres, et de voir ainsi quel pourcentage d’usagers était touché par ce nouveau service.

Le site d’ASIBU qui devait me fournir ces précieux chiffres étant (encore) hors service, je n’ai donc pu analyser que le nombre de fans qu’avait chaque bibliothèque. Et finalement, ce chiffre était suffisant. Nul besoin du nombre d’étudiants fréquentant la bibliothèque pour comparer, puisque le nombre de fans est en majorité très bas… (retour sur terre). Voici par ordre croissant le classement obtenu (chiffres relevés le 9 mars 2010 – le 18 juillet 2010) :

Le top 13 19 des fans des BU (classement actualisé)

  • Bibliothèque droit, économie, gestion, Université d’Orléans, page inexistante apparemment, lien bibliopedia erroné.
  • 31 54 fans, Bibliothèque du centre de Paris/Arts et Métiers Paristech, première publication le 9 décembre 2008 ;
  • 58 fans, Bibliothèque nationale et universitaire, première publication le 28 juin 2010 ;
  • 86 fans, Bibliothèque lettres et sciences humaines de l’Université de Provence(Aix-Marseille 1) page non officielle
  • 89 106 fans, Bibliothèques Paris Descartes (Paris V), première publication le 28 octobre 2008 ;
  • 153 fans, Bibliothèque de l’université Panthéon – Assas, première publication le 12 mars 2010 ;
  • 152 187 fans, Bibliothèque Michel Serres de l’Ecole Centrale de Lyon, première publication le 20 janvier 2009 ;
  • 180 188 fans, INFOthèque Pôle Universitaire Léonard de Vinci, première publication le 22 août 2008 ;
  • 63 232 fans,  Bibliothèque Paris Dauphine, première publication le 21 janvier 2010 ;
  • 243 fans, ESSEC Learning Center, première publication le 17 février 2010 ;
  • 313 fans, Bibliothèque universitaire UCBL Lyon 1, première publication le 9 mai 2010 ;
  • 301 357 fans, Bibliothèque de droit et d’économie de l’Université Paul Cézanne (Aix Marseille 3), première publication le 2 juin 2008 ;
  • 370 fans, La fusée, première publication le 19 novembre 2009 ;
  • 463 fans, Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, première publication le 5 mars 2010 ;
  • 494 577 fans, Bibliothèque centrale de l’école Polytechnique, première publication le 6 juin 2008 ;
  • 738 872 fans, Bibliothèque Sainte-Geneviève, première publication le 2 mars 2008 ;
  • 396 800 fans, Bibliothèque de la cité de l’architecture et du patrimoine, première publication le 28 janvier 2009 ;
  • 638 878 fans, Bibliothèque Saint Serge Angers, première publication le 14 janvier 2010 ;
  • 702 914 fans, Bibliothèque Belle Beille Angers, première publication le 25 janvier 2010.

Brève analyse :

Trois quatre bibliothèques ont plus de 600 fans : il s’agit de la bibliothèque Sainte Geneviève, des deux bibliothèques d’Angers dont les pages n’ont été ouvertes que depuis seulement deux mois… , et la bibliothèque de la cité de l’architecture et du patrimoine qui a plus que doublé son nombre de fans en  4 mois. Les bibliothèques Belle Beille et Saint Serge d’Angers ont réussi un pari fou : intégrer Facebook et attirer en quelques semaines des centaines d’individus. Un cas vraiment intéressant…

Quatre deux bibliothèques ont moins de 100 fans, et trois d’entre elles sont à Paris.

Cinq dix ont entre 100 et 500 fans : elles ont réussi à mobiliser leur public, notamment la bibliothèque centrale de l’école Polytechnique qui compte tout de même 494 fans 577 fans.

Conclusion :

Avoir fait le bilan du nombre de fans a été grandement utile pour mon étude : je me suis aperçue que peu de bibliothèques ayant une page Facebook ont finalement du succès sur ce réseau social. Sur les 13 BU présentes, seules cinq ont réussi à créer une communauté (même pas la moitié) (la situation s’est largement améliorée en 4 mois). Reste à savoir les raisons du succès et du désintérêt :

Les bibliothèques avec moins de 100 fans ont-elles mis en valeur leur présence ? Actualisent-elles leur page régulièrement ? Organisent-elles des événements ? Il serait intéressant de voir à quoi leur sert la page Facebook, et si cela a un lien avec leur maigre audience.

Au contraire, les bibliothèques les plus appréciées ont-elles mis en place des projets particuliers, des campagnes de valorisation de leur présence ? Le cas d’Angers serait à étudier plus sérieusement.


Qu’en est-il des profils Facebook ?

Afin de mener une enquête complète et de voir si les profils ne pourraient pas expliquer le nombre de fans des pages (pour les bibliothèques qui possèdent les deux types de comptes), j’ai relevé le nombre d’ « amis » des bibliothèques universitaires :

Le top 5 des profils des BU

  • BU de droit de Toulon  (profil vierge) (toujours rien, malgré l’envoi d’un mail)
  • 108 233 amis,  Bibliothèque Université Antilles Guyane, première publication sur la page le 23 juin 2009, première publication de la bibliothèque le 26 janvier 2010 ;
  • 621 743 amisBibliothèque Paris Descartes, première publication le 17 octobre 2008 ;
  • 879 1203 amis, Faculté de droit virtuelle, première publication le 21 janvier 2008 ;
  • 912 1237 amis, Bibliothèques Université de Provence, première publication le 12 mars 2009.

Analyse :

Sur quatre BU présentant des chiffres, deux ont un nombre d’amis supérieurs aux fans de la Bibliothèque Sainte Geneviève (738 fans) Belle Beille (914 fans). Les bibliothèques de l’université de Provence comptent presque plus de 1000 amis ! Nous ne sommes donc plus étonnés de leur nombre très réduit de fans (86) (page non officielle)…  Les raisons de la création parallèle d’un profil et d’une page seraient intéressantes à connaître. J’imagine que le profil était antérieur à la page (vu le nombre d’amis).

De même, la bibliothèque Paris Descartes compte 621 743 amis alors que sa page n’a que 89 106 fans. Il apparaît ainsi difficile de faire changer les habitudes de ses usagers quand ils ont identifié leur bibliothèque sur Facebook : les faire migrer d’un profil vers une page semble ardu.

Toutes les bibliothèques ont vu leur nombre de fans évoluer entre le jour de la publication du billet et aujourd’hui. Le classement reste cependant inchangé.

Conclusion

Le nombre d’amis relevés sur les profils me rassurent un peu : en comptant aussi les pages, sept bibliothèques sont suivies par au moins 500 internautes. Sur la centaine de BU existant en France, cela représente peu. Mais Facebook n’ayant véritablement conquis son public que depuis quelques années, nous pouvons imaginer que de nombreuses autres BU suivront l’exemple d’Angers. Leur réussite est-elle le fruit d’un réel besoin de leurs usagers ou d’une opération de communication rondement menée ? Peu importe finalement. L’essentiel sera de voir ce qu’ils font de leur toute récente page, comment ils la font vivre et conquièrent de nouveaux adeptes.

L’ensemble des pages et profils ont vu leur nombre de fans augmenter, de nouvelles bibliothèques ont créé une page Facebook. Cet outil semble entrer dans les mœurs.

Étiquettes :

About Kanum

Analyse, partage, création en lien avec les bibliothèques.

4 responses to “Combien de fans avez-vous ?”

  1. Equipe du SCD U. de Provence says :

    Bonjour,

    Nous tenons à réagir à votre article en apportant quelques précisions concernant Facebook et le SCD de l’Université de Provence.

    Le seul outil Facebook que nous avons développé au SCD est un profil : pour y accéder, il faut devenir notre ami. L’adresse de notre profil est la suivante :

    http://www.facebook.com/bibliotheques.universitedeprovence

    C’est sur ce profil que nous communiquons et uniquement sur ce profil.

    La page Facebook dont vous parlez s’intitule « Bibliothèque de Lettres et Sciences Humaines de L’Université de Provence ». Même si elle a toutes les apparences de « l’officialité », CE N’EST PAS une page qui est développée par le SCD. Apparemment, il s’agit de l’initiative spontanée d’étudiants qui suivent notre profil et qui alimentent largement cette page en fonction des infos que nous mettons sur notre profil.

    Il aurait d’ailleurs été bizarre que nous développions à la fois un profil SCD et une page Bibliothèque d’Aix, sans faire en outre de pages pour les autres bibliothèques du réseau du SCD (Saint-Charles, Château-Gombert et IUFM) !

    Ces précisions étant apportées, une remarque méthodologique concernant votre analyse des fans (pour les pages) et des profils (pour les amis) : bien sûr le nombre de fans ou d’amis en valeur absolue est important, mais il faudrait aussi le rapporter au temps depuis lequel la page ou le profil a été créé et est alimenté. Sans cela, les résultats peuvent être tronqués.

    Bonne continuation,

    L’équipe du SCD de l’Université de Provence

    • livrearbitre says :

      Tout d’abord je tiens à vous remercier de l’attention que vous portez à mon travail, puisque j’ai déjà eu le plaisir de lire vos commentaires sur mon blog. Vos précisions sont extrêmement utiles à ma réflexion et m’apportent nombre d’explications.
      Pour ne rien vous cacher, mon billet finissait initialement sur la question de la date de création des comptes Facebook de ces bibliothèques. Ayant conscience de l’aspect purement quantitatif de mon analyse, j’avais en effet trouvé pertinent de réfléchir à leur âge, et de voir si le petit nombre de fans / amis pouvait tout simplement s’expliquer par une arrivée toute récente sur ce réseau social. Cependant, l’exemple d’Angers a montré que ce n’était pas vraiment un critère fiable. Certes, l’idée commune veut qu’un nouveau service mette du temps à séduire son public et doivent faire les preuves de son utilité, mais j’ai estimé qu’à l’heure où un quart des Français ont un compte Facebook, ce n’était pas le temps mais le dynamisme qui était le facteur le plus décisif. Ceci dit, je me trompe peut-être, et j’aurais tenu un tout autre discours si Angers n’avait pas été là…

      Un grand merci aussi pour votre éclaircissement concernant le doublon page / profil. J’ai été induite en erreur par Bibliopedia qui indique votre page Facebook sans mentionner qu’elle est informelle. Je fais donc l’hypothèse que la bibliothèque de Paris Descartes a connu le même problème. Il est vrai que la création de deux comptes paraissait curieuse, mais comme ce ne sont pas les mêmes fonctionnalités, l’idée restait compréhensible.

  2. Equipe du SCD U. de Provence says :

    Nous ne pouvons qu’être d’accord avec vous sur le fait que le dynamisme est un critère bien plus important que le temps (cf votre article concernant les BU américaines sur Facebook). Ne pas prendre en compte du tout la donnée temporelle est toutefois peut-être excessif ?

    Toujours est-il que notre exemple (où des utilisateurs parlent « en notre nom », ce qui nous paraît d’ailleurs amusant tant que cela reste sur un ton bienséant) pourra peut-être vous donner, pour l’avenir, un nouveau sujet de réflexion : l’appropriation très élargie de la bibliothèque par les utilisateurs eux-mêmes, via Facebook ou d’autres outils 2.0 !

    A bientôt,

    L’équipe du SCD de l’Université de Provence

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