Les SCD : fiers d’être sur Facebook ?

Attention, cet article, publié en 2010, peut en certains points être obsolète.

De plus en plus de SCD s’interrogent sur la pertinence de leur présence sur Facebook. Mais ceux qui y sont déjà, le mettent-ils en valeur ? Font-ils une publicité suffisante pour informer leurs usagers qu’ils possèdent un compte sur ce réseau social ?

Mon objectif est d’analyser les sites internet de ces différentes bibliothèques afin de voir si elles informent de leur présence sur Facebook.

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Quels moyens les SCD ont pour communiquer et mettre en valeur leur investissement numérique ?

Le site internet m’apparaît le meilleur moyen pour promouvoir la présence de la bibliothèque sur un réseau social, parce qu’il permet de relier tout de suite le site et le compte par le biais d’un lien hypertexte. Aucun coût supplémentaire, efficacité maximale.

Parmi les bibliothèques qui ne font aucunement mention de Facebook sur leur site, on peut envisager qu’elles aient fait une campagne de publicité à l’intérieur même de leurs locaux, dans le guide du lecteur ou sur de petits dépliants.

Dans la pire des situations, peut-être comptent-elles sur le (hasard) bouche à oreille ?

[…]

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Bibliothèque centrale de Lyon

Voilà un SCD exemplaire qui indique clairement dès la page d’accueil qu’on peut les trouver sur Facebook :   (cf. pdf en fin d’article)

La visibilité est ainsi parfaite. Dès le premier coup d’œil, n’importe quel internaute a la connaissance de la présence de la bibliothèque sur Facebook. Le lien hypertexte permet de plus d’accéder directement à leur page. Clair et efficace.

Toujours sur la page d’accueil, nous pouvons apercevoir dans le nuage de tags à droite les mots « réseaux sociaux ». Nous découvrons alors un petit encart présentant leurs objectifs : (idem)

Les points de suspension à la fin du paragraphe m’ont intriguée. Impossible de cliquer dessus pourtant. Mon curseur se place par hasard sur le titre, qui se transforme en lien hypertexte. Je clique et découvre ceci : (idem)

La bibliothèque centrale de Lyon a donc fait un travail de communication et de transparence admirable.

L’usager sait quelles activités ils va pouvoir trouver entre autres sur la page Facebook, qui s’annonce comme un lieu d’information et de partage. L’intérêt porté aux appréciations du public légitime l’utilisation de cet outil web 2.0.

De plus, la raison de la présence de la bibliothèque sur Facebook est clairement expliquée et argumentée. Communication excellente.

[…]

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Conclusion :

Sur toutes les bibliothèques universitaires présentes sur Facebook, seule la bibliothèque Michel Serres de l’école centrale de Lyon a produit un travail de visibilité numérique abouti et efficace. On ne peut que les louer pour cet effort et inviter les autres bibliothèques à les imiter.

Trois autres bibliothèques ont plus ou moins mis en valeur leur présence sur ce réseau social : la bibliothèque de l’université de Provence, la bibliothèque centrale de l’école polytechnique et la bibliothèque de la cité de l’architecture et du patrimoine.

Toutes les autres ont omis de faire mention de leurs activités sur Facebook.

Etre sur Facebook améliore la visibilité de la bibliothèque et permet un véritable échange avec les utilisateurs : alors pourquoi n’avoir pas fait la promotion de ce nouveau service ?

Il apparaît paradoxal de créer un compte pour ses usagers (et tout autre internaute) et de ne pas les en informer…

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Vous trouverez sur ce pdf mon étude complète avec des photos explicatives et un tableau récapitulatif :

promotion de facebook sur les sites des SCD

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Analyse, partage, création en lien avec les bibliothèques.

3 responses to “Les SCD : fiers d’être sur Facebook ?”

  1. amarois says :

    Tout d’abord merci d’avoir mentionné la page de la bibliothèque ECL.

    J’ai réalisé le même constat : peu de bibliothèques utilisent réellement toute les potentialités de FB et de façon plus générale celles des réseaux (+ microblogging).
    Il semble manquer une approche « intégrée », un positionnement globale et en amont des établissements sur la « médiation numérique » et leur identité numérique, comme cela a déjà été de nombreuses fois répété (cf. bibliobsession par exemple).

    Depuis peu je travaille sur le même type de projet à l’échelle de mon établissement de tutelle (l’Ecole Centrale de Lyon). J’ai ainsi pu me rendre compte que le même problème existe pour les universités ou écoles. Nombreuses sont celles qui ont des comptes twitter et des pages facebook, quelques fois très fournies et suivies, mais qui n’en font pas la promotion sur leur(s) site(s). C’est assez déconcertant. Volonté politique ? Ostracisme ou guéguerre inter-services ?

    Notre expérience prête également à critique(S).
    J’ai notamment mentionné que la page n’était pas utilisée par l’équipe. Les explications en sont multiples : création « à la hussard » sans intégration dans un projet plus globale et ayant probablement heurté, pas de formation plannifiée-avec-rendez-vous-et-supports-et-notes ou nouvel outil,…et j’en suis partiellement responsable (Mea culpa).
    A ma décharge, je dirais que ces outils (réseaux sociaux, microblogging, blog de bibliothèque) portent en eux mêmes des caractéristiques qui sont à l’opposé de la tradition bibliothèconomique (telle que je la conçois) : peaufinage à outrance des projets, normes, et autres règles, mise en place de groupe de travail pléthorique 8 mois en amont, centrage sur le contenu et sa description,… . La réalité est celle-ci : une page facebook est crée en 5 minutes; sont habillage en 2 jours de travail (hors développements d’applications). On est dans le « essayons toujours, ajustons pendant, corrigeons ensuite; le ROI sera de toute façon positif ne serait-ce qu’avec l’amélioration de l’image de l’établissement ». C’est totalement incompatible avec le mode de fonctionnement de la plupart des services (tels que je le conçois. je conçois peut être trop, certes).
    Un autre facteur, évident (?), est que souvent la prise en main de ces outils est réalisée par des « geek » (pas vraiment en ce qui me concerne) dont la culture n’est pas nécessairement celle du reste de leur équipe, notamment, et c’est dommage, celui des « responsables com » classiques (… »tels que je les conçois » : édition web lourde, peu familiarisés avec le multimédia, pris au piège des plaquettes, flyers et autres affiches). D’ailleurs, si l’on regarde à nouveau les choses de façon plus globale à l’échelle des établissements de tutelle, ce sont souvent les « cellules TICE » des universités ou écoles qui sont à l’origine des incursions au pays des Social Network Sites (SNS). Peu la com « classique ».

    Enfin, je dirai à la décharge de tous, qu’un point noir pouvant expliquer la non optimisation des stratégies d’utilisation des SNS par les bib. est le (célèbre) « manque de temps » qui tient en fait à un « manque de personnel ». Et nous retombons sur les discussions de 2009 de la biblioblogosphère concernant l’externalisation des achats, de l’équipement…jusqu’à la gestion du SIGB et le catalogage. Il faudra décider, un jour.

    Pour finir et revenir sur notre page-facebook-à-nous : nous aurions pu intégrer un widget sur notre site, mais nous ne l’avons pas (encore) fait à cause de problèmes de design. Je prévoie éventuellement de la coupler à un compte twitter. Nous allons sans doute utiliser un plugin wordpress pour publier nos « unes » (de notre site web de bib. sous wordpress) sur notre page. Autant de pistes d’interactions qui nous l’espérons seront concluantes.
    Mais le plus dure est à faire : impliquer toute l’équipe (comme pour tout projet basé sur les SNS); valoriser nos contenus (comme le fait l’X, dont la page m’a servi de modèle, avec les nouveautés disponibles par exemple ; on peut penser aux supports de formations via un compte slideshare ou des vidéos), convaincre du bien fondé d’une veille collaborative pour alimenter nos différents canaux, créer du contenu multimédia (screencast, vidéo promotionnelle, photos d’évènements)

  2. marlened says :

    Chez nous la promotion de la page FB ne se fait pas en ligne tout simplement parce que c’est la page d’une bibliothèque, alors que le site web est celui du service commun de documentation, qui rassemble plusieurs bibliothèques, qui toutes n’ont pas une page. Et les bibliothèques n’ont pas de page spécifiques sur le site du SCD.
    La promotion se fait essentiellement dans l’espace physique de la bibliothèque : stickers sur les tables, flyers près des postes de consultation, présentation lors des formations… En ligne une info est prévue dans un prochain numéro de la newsletter diffusée aux personnels et étudiants, et l’url de la page figure dans ma signature :-)

  3. Equipe du SCD U. de Provence says :

    Merci pour cet article.

    Vous aviez raison de constater une ambiguïté chez nous puisque le bon terme était celui de « profil » et non celui de « page » (nous avons corrigé cette erreur !). Cela illustre d’ailleurs la réflexion que nous avions eue au préalable, où
    nous nous étions demandé s’il valait mieux créer une page, directement accessible pour chacun, ou un profil, par définition non ouvert aux « non-amis ».
    Nous avons finalement fait ce dernier choix parce qu’il nous paraissait plus ludique et plus conforme aux usages de ce réseau social qu’est Facebook.

    Nous partageons votre avis, à savoir qu’un site Web est un passage obligé pour valoriser Facebook. Mais d’autres outils peuvent également mettre en valeur Facebook : c’est ce que nous avons fait avec notre blog et notre univers Netvibes. Il ne nous a pas non plus paru pertinent de faire de « longs discours » sur notre profil Facebook, partant du principe que chacun sait ce que c’est.

    Nous sommes enfin, tout comme vous, convaincus de la pertinence d’être présents sur Facebook. Cela dit, Facebook ne doit peut-être pas être envisagé comme le
    seul outil « 2.0 » à prendre à compte ou comme le plus important. C’est pourquoi nous avons fait le choix de créer simultanément une panoplie d’outils 2.0, pour éviter le côté « gadget » et proposer des outils interactifs qui se répondent les uns les autres et sont en interconnexion.

    Bonne continuation,

    L’équipe du SCD de l’Université de Provence

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