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Archives de la catégorie ‘Témoignage’

Voici un peu plus d’un an que vous avez pu lire le témoignage d’Eric Desieter, animateur des comptes Facebook de la Médiathèque départementale du Nord. Je vous propose aujourd’hui de faire un nouveau point et de voir l’évolution de son utilisation, un exemple concret qui permettra d’envisager les conséquences des transformations ou contraintes du réseau social, et la nécessaire adaptation des équipes dans leurs pratiques et leurs réflexions professionnelles.

Il y a eu beaucoup de changements depuis notre précédente rencontre sur Facebook (timeline des profils, des pages, edgerank clairement connu). Comment se porte votre profil Facebook ?

Le profil a atteint, depuis la fin d’année 2011, la limite des 5000 « amis » imposée par Facebook. Cette limite, qui oblige à refuser des demandes d’amitié, constitue selon moi le principal défaut de l’utilisation du profil pour une bibliothèque, comme pour toute collectivité. Heureusement, Facebook permet désormais les abonnements aux mises à jour d’un profil. Ainsi, en plus des 5000 amis, 1460 profils sont à ce jour abonnés aux mises à jour de la MdN.

Pour autant, le profil possède deux grands atouts :

- les recommandations, qui aident à la constitution d’un réseau : tout profil susceptible d’être associé au réseau de la MdN, grâce à ses amis communs, apparaît dans les recommandations.

- la gestion de listes d’amis, qui permet d’organiser le suivi de profils précis.

Le profil s’avère beaucoup plus interactif que la page et le nombre d’ « amis » y a augmenté très rapidement (5000 en 1 an).

Il permet également la création de groupes. Un groupe a d’ailleurs été créé : le « Forum de la MdN et des bibliothèques du réseau départemental » qui permet le partage d’informations uniquement entre partenaires du réseau départemental. En ce mois de septembre 2012, le groupe contient 86 membres, bibliothécaires du réseau ou de la MdN.

Votre utilisation a-t-elle changé ?

Non, le fonctionnement n’a pas trop changé si ce n’est que davantage de collègues de la MdN se sont emparés du réseau social et y relaient de plus en plus d’infos, notamment concernant leurs réseaux de bibliothèques. Ces infos partagées par les bibliothécaires de la MdN ainsi que celles des bibliothécaires du réseau constituent la base de la veille et sont prioritairement relayées.

A savoir que la MdN dispose également d’un compte Twitter http://twitter.com/@BdP_Nord qui relaie automatiquement les publications de la page Facebook.

Comment se porte votre page ?

La page MdN comporte à ce jour 270 « fans ». C’est peu. De mon avis, on devient plus facilement fan d’une bibliothèque municipale, service connu et fréquenté par un public plus large, davantage susceptible de devenir fan, que d’une BDP, service peu connu du grand public…

L’edgerank* de la page est estimé, pour ce mois de septembre, à 26.

Par rapport au profil, la page conserve cet avantage d’être consultable par tous, y compris par ceux qui n’ont pas de profil Facebook. La page permet ensuite de désigner plusieurs administrateurs qui peuvent alors s’en partager l’alimentation (ce qui n’est pas le cas actuel de la page MdN mais devrait le devenir).

Les mêmes infos sont partagées sur les profil et page MdN.

En parallèle à la page MdN, une page thématique relative au Comité ado de la MdN a été créée.

* L’edgerank est l’algorithme qui détermine la visibilité de vos statuts Facebook dans le fil d’actualité des utilisateurs (source : www.emarketinglicious.fr).
Le chiffre mentionné a été obtenu en utilisant l’application Edgerank Checker, c’est le pourcentage de la visibilité moyenne des publications d’une page.

Constatez-vous des différences de communication entre votre page et votre profil ?

Oui, les infos publiées sur le profil étant davantage vues, elles donnent lieu à davantage d’interactivité : commentaires, partages…

Presque un an après notre première rencontre, avez-vous changé dans le public visé par vos comptes Facebook ? Publiez-vous toujours le même type d’informations ?

Non, le public visé en priorité reste celui des partenaires du réseau départemental. Les informations partagées sont donc majoritairement relatives aux animations et actualités des bibliothèques du réseau (rencontres littéraires, concerts, journées professionnelles, salons, expositions, articles de presse, etc.). Elles sont ensuite essentiellement en lien avec l’évolution du métier et l’actualité culturelle. Heureusement, ces infos touchent également un public bien au-delà du réseau professionnel. Mesurer la propagation de l’info par le biais des réseaux sociaux est difficile mais il semblerait que les animations menées par la MdN connaissent, depuis qu’elles y sont annoncées, davantage de succès.

Vous disiez attendre de Facebook : "que davantage de bibliothèques du réseau départemental soient présentes sur FB, faisant de ce réseau social un véritable canal d’échanges et de communication pour les bibliothèques nordistes." Votre souhait s’est-il réalisé ?

De nouvelles médiathèques du réseau départemental ont en effet créé pages ou profils FB :

Au total, 26 bibliothèques du réseau départemental sont actuellement présentes sur FB.

A cela s’ajoute la soixantaine de bibliothécaires du réseau + de la MdN. Si l’objectif est de connecter les 330 bibliothèques du réseau, celui-ci est de toute évidence loin d’être atteint mais les freins à l’utilisation des réseaux sociaux sont connus et, dans le cas de bibliothèques en milieu rural, s’ajoutent des freins matériels. Néanmoins, l’utilisation actuelle permet d’ores et déjà d’initier une petite communauté d’utilisateurs connectés et partageant des infos, des articles de leurs blogs, créant des événements, apportant leurs avis et commentaires…

Facebook permet également de créer un lien avec l’ensemble des partenaires culturels du département.

Bref, FB, c’est pas seulement cliquer sur « J’aime ».

Les BDP, elles aussi, sont de plus en plus nombreuses sur FB : parmi les plus récentes, les BDP de la Vienne, de la Gironde, du Tarn, du Var, des Landes, du Jura (« JuMEL ») et du Puy-de-Dôme (profil expérimental).

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On ne parle bien que de ce que l’on connaît, paraît-il. Je vous fais donc part aujourd’hui de l’expérimentation qui a été mise en place sur la page Facebook de la BU Robert de Sorbon sur la semaine du 24 septembre au 28 septembre 2012. Ce témoignage n’a pas valeur d’exemple à suivre, nous n’avons pas cette prétention, mais de vous faire profiter de ce test, pour nourrir vos réflexions et vos projets.

  • La genèse

La BU Robert de Sorbon est en train de réfléchir à ses outils numériques, leur rôle, leur place, et notamment à l’exploitation que l’on en fait actuellement. Nous souhaitons tester de nouvelles formules, de nouvelles façons de communiquer sur les différents canaux et réfléchissons à diverses possibilités.

Une animation prévue au mois de septembre, susceptible d’intéresser pas mal de monde, était l’occasion rêvée pour penser un plan de communication différent et le tester. Cela nous donnait des dates, une thématique et un but.

Nous avons choisi d’utiliser différemment notre page facebook.

  • Nos objectifs

Notre objectif était simple : essayer d’exploiter le plus possible cet outil, sur une semaine, et sans développement technique supplémentaire. Nous n’avions pas dans l’idée d’augmenter le nombre de fans, ni le nombre d’interactions (même si c’est toujours bon à prendre). Nous n’avons pas réfléchi à une mise en place technique avec utilisation de nouvelles applications, juste voir ce que l’on pouvait faire avec les publications.

Une idée a germé : faire une semaine thématique, où quasiment l’essentiel de nos publications étaient liées au champagne, thème de l’animation. Ce n’est pas révolutionnaire, mais cela nous a permis d’engager une réflexion.

  • La mise en place

- 2 personnes : la semaine a été globalement organisée par deux personnes, Gaëlenn Gouret, bibliothécaire en charge des animations, et moi-même. Nous avions évidemment proposé auparavant le projet à Emmanuelle Kremer, conservatrice en charge du service d’information au public, et Jean-Christophe Brochard, responsable de la section Droit-Lettres.

- les publications : Gaëlenn avait amassé de nombreuses ressources sur le sujet afin de préparer l’animation, qui s’étale sur cinq semaines. Nous nous en sommes servi pour planifier les publications sur la semaine en suivant les critères suivants : varier les types de publications (statut seul, liens, photos, vidéos), varier les heures de publication, ne pas dépasser 4 publications par jour maximum pour éviter d’être masqué dans le flux d’actualité de nos fans (objectif plus ou moins tenu), mettre en valeur nos collections / les professeurs / les activités de notre université concernant le champagne.

- la couverture timeline : nous avons également pensé à changer la photo de couverture de notre page Facebook pour marquer le coup et en faire un véritable évènement, la photo utilisée jusqu’alors n’avait jamais été changée. Richard Marchal, exposant déjà ses photos dans notre hall, a accepté que l’on utilise l’un de ses clichés pour confectionner la couverture.

- les problèmes juridiques de la promotion de l’alcool, de la vidéo, des droits d’auteurs des photos : afin d’être en règle, nous avons inséré dans l’image de couverture la mention "L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération", de manière lisible mais sans que cela gâche l’image de fond :

Nous ne l’avons pas répété ensuite dans les publications, estimant que cette mention était suffisante au vu de ce que l’on publiait (de nombreux sites et notre billet de blog le stipulaient également). Nous avions aussi inséré le mention du photographe Richard Marchal directement sur la photo, pour qu’il soit mis en valeur.

L’insertion d’une vidéo ne nous appartenant pas a aussi posé problème (vidéo d’un podcast de radio), puisque Facebook stipule que chaque vidéo téléchargée doit être nécessairement la propriété du détenteur du compte. Nous avons choisi de proposer tout de même cette vidéo, en indiquant bien le propriétaire, en mettant le lien vers la source, car cela permettait de la voir directement dans facebook. Nous l’avons supprimé dès la fin de cette semaine du champagne. La voici telle qu’elle est apparue alors :

Enfin, nous avons préféré insérer les crédits des photos publiées directement dans le texte de la publication et non en commentaire, comme cela se fait souvent, pour qu’ils soient plus visibles et valorisent le photographe qui exposait dans notre hall :

Pas mal de questions juridiques se sont donc posées pour un projet qui en apparence semblait simple.

  • La semaine

Vendredi précédent : annonce de la semaine thématique par une photo

Lundi 24/09/2012 :

Couverture : Changement de la couverture Timeline pour la semaine thématique
Photo : installation de l’expo + annonce du titre et des dates
Lien : comité du champagne

Mardi 25/09/2012 :

Photo :  Photo de Richard Marchal, professeur qui expose ses photos dans notre hall d’entrée.
Lien + Photo : Ouvrage Voyage au cœur d’une bulle de champagne, sélectionné pour le prix "Le goût des Sciences", écrit par les professeurs de l’université de Reims.
Vidéo + lien : la vidéo de l’émission de radio avec citation de la source
Ajouts non prévus :
Statut : interview d’un prof sur ce sujet fait le matin même.
Lien : le concours de Canal-U pour gagner une bouteille de champagne (il tombait à pic !)
Statut : citation de Max Jacob

Mercredi 26/09/2012

Flux RSS : le billet de notre blog retransmis automatiquement sur notre page Facebook
Photos : l’expo, ouverte ce jour même.
Photo : le catalogue de l’expo

Jeudi 27/09/2012

Lien : annonce des conférences qui auront lieu dans le cadre de cette expo sur le champagne.
Lien : Expo virtuelle d’Interbibly
Photos : ouvrages sur la thématique et publiés aux Éditions et Presses Universitaires de Reims
Lien : Podcast France Culture

Vendredi 28/09/2012

Liens : Étudier le vin et le champagne à l’URCA : les formations
Photo : Photo de Richard Marchal + atelier découverte du Bureau de la Vie Étudiante
Lien : candidature UNESCO
Lien : Expo sur le champagne à la BM de Reims (idées sortie week-end)
Statut : Citation de Voltaire, pour clôturer cette semaine thématique.

Gaëlenn et moi-même avions pour la majorité de ces messages planifié la publication. Nous nous en sommes donc très peu occupé durant la semaine en question.

  • Les retours

- en interne : ce projet a suscité un vrai enthousiasme, une collaboration active qui a induit de l’investissement, une meilleure appropriation des outils, et a lancé le processus de créativité (les idées sont plus nombreuses depuis, ou plus facilement formulées).

- sur la page : nous avons compté une dizaine de fans supplémentaires, mais sans que l’on sache si c’est lié à l’évènement. Nous n’avons pas eu de désabonnement.

- le nombre de j’aime / d’interactions : le nombre d’interactions a été limité (peu de commentaires), le nombre de j’aime a  été satisfaisant sans être démentiel, les photos et les citations en ont récolté le plus (entre 5 et 6 pour la plupart de ces publications).

Conclusion : Ce témoignage est un exemple de projet de communication à mener sur Facebook, il a constitué un vrai plus dans l’approche du travail en équipe, et dans la démarche d’amélioration et d’exploitation des outils.

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Cela fait longtemps que je dois publier un billet sur l’organisation en interne pour animer une page Facebook (dédicace spéciale à @amarois). Je ne vous proposerai pas ce soir une petite synthèse de ce qui se fait en bibliothèque, car je n’ai pas contacté de bibliothèques à ce propos. Mais comme ce sujet est vraiment intéressant et qu’il pourra servir aux collègues, je me suis dit qu’il y avait au moins une organisation interne que je connaissais bien et qui me prendrait peu de temps à contacter : la mienne.

Qui suis-je ? Pour vous rappeler mon environnement, j’appartiens à une bibliothèque universitaire et je m’occupe de sa page Facebook depuis septembre seulement (pas à temps plein comme vous vous en doutez). Nous sommes trois à l’alimenter : mon supérieur qui chapotte le projet, une collègue qui poste pour les animations, et moi-même qui tente de faire vivre la page au jour le jour.

Je publie combien de fois ? Concrètement, j’essaie d’avoir en moyenne trois publications par jour (publications automatiques des flux RSS non compris). Selon moi, une seule publication ou uniquement des publications automatiques sont insuffisantes, du moins pour la bibliothèque où je suis, car elles se noient dans le flux d’actualité des usagers et/ou sont invisibles (edgerank). Ceci dit, trois, c’est dans l’idéal (matin, midi et aprem), je n’y arrive pas toujours.

Je varie les formats : une publication très courte sans aucun média (ce sont bizarrement celles où j’ai le plus de réactions, en cumulant toutes les publications), une publication avec un lien internet. Pour la dernière publication, c’est selon ce que je publie (texte seul, lien, photo).

Je publie quoi ? Pour trouver quoi publier chaque jour, j’ai un tableau avec les différents événements à ne surtout pas oublier de publier (tel truc qui se passe à l’université, tel anniversaire d’un auteur, etc) que j’ai glanés à droite à gauche. Je lui ai rajouté un simple document texte où j’ai listé tous les sujets potentiels qui pourraient faire l’objet d’une publication. Du coup, en arrivant le matin, ou quand j’estime qu’une publication serait bienvenue, je pioche dans ma liste. Cette solution évite de se creuser la tête (on n’a pas toujours une actualité trépidante, mais Facebook demande d’être actif très régulièrement) . Voici ma liste pour ceux que ça intéresse, elle est très liée au fonctionnement de ma BU et j’ai mis les choses en vrac, mais elle pourra vous donner quelques idées.

Dans l’idéal, j’avais réfléchi à un modèle de publication du type :

  • une info (documentaire, actu, base de données),
  • une astuce (fonctionnement de la bib, fonctionnement d’Internet, etc)
  • un truc fun (photo, vidéo, qqc en lien avec les étudiants).

Mais je n’arrive pas à m’y tenir.

Expériences Avec le recul, force est de constater que ce qui récolte le plus de réactions, ce sont les publications anodines où on parle des usagers et celles où il y a de l’humour. Les contenus à valeur ajoutée, et notamment les retransmissions des flux RSS du blog, sont moins commentées / aimées (ce qui ne veut pas dire qu’elles ne sont pas lues).

Avenir Pour l’instant, je continue à publier la majeure partie des publications de la page, mais une équipe de publication est en train de se monter dans ma bibliothèque. Cela permettra d’éviter les ralentissement de publications pour cause d’absence. Je vous tiens au courant.

Ceci n’est qu’un exemple (artisanal) et ne se veut absolument pas comme un modèle à suivre.

Crédits : IMG_9467, by sicolan, 17/10/2010, FlickR, Creative Commons.

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Deuxième témoignage d’une bibliothèque municipale sur son utilisation de Facebook.

 

Présentation très succincte

 

La médiathèque a été ouverte en 1997 et dessert le canton. Sept personnes au total y travaillent. Le profil de la médiathèque compte plus de 1850 amis.

 

 

Un profil créé de longue date, une stratégie multicanal

 

La bibliothèque de Guebwiller possède un profil Facebook depuis… trois ans ! L’inscription date en effet de 2008. Le profil a été lancé après le blog de la médiathèque, ouvert en juin 2007. Ce réseau social entrait dans la stratégie web de dissémination de la bibliothèque, qui a aussi ouvert un flickr, un dailymotion, un youtube, un twitter. La médiathèque a ainsi été soucieuse d’utiliser les nombreux outils que proposent Internet. La promotion du profil sur le blog est bien visible :

 

 

 

La création du profil entrait dans une stratégie numérique, mais était aussi l’occasion de tester ce nouvel outil. Il s’agissait de plus de se rapprocher du jeune public adepte de ce réseau social.

 

 

Remarques sur l’utilisation du profil

 

  • La médiathèque n’a jamais eu aucun souci sur le mur concernant les publications de ses amis, si bien qu’ils ne le modèrent pas et laissent une totale liberté d’expression aux internautes.
  • Un lien automatique entre le blog et le profil Facebook a été créé afin d’améliorer la visibilité du contenu publié et de nourrir régulièrement le profil.

 

Le retour des usagers

 

Certains usagers furent surpris de la création du profil. D’autres l’ont découvert par hasard, ou par le biais du réseau (le Haut Rhin a mis en place un fonctionnement en réseau des médiathèques du département, avec par exemple le fameux Calice 68 et le service de streaming musical sans coupure publicitaire, en partenariat avec MusicMe).

 

Il n’y a pas eu de retours négatifs (l’ensemble du personnel et des usagers sont convaincus par l’utilité du profil). Mais leur intérêt varie et dépend bien sûr de leurs usages personnels.

 

Le profil reçoit beaucoup de mails chaque semaine. Demande d’information, mail d’auteurs, les messages sont très variés. Les bibliothécaires s’astreignent à répondre à tous les messages, quels qu’ils soient, ce qui peut être chronophage.

 

Il est néanmoins évident que les usagers sont surtout passifs, écrivant de temps en temps un commentaire pour un article.

 

Une page Facebook ?

 

La création d’une page Facebook a été un temps envisagée mais pour l’instant laissée en suspens car trop gourmande en temps. La médiathèque a déjà beaucoup d’outils à alimenter et ne souhaite pas en rajouter un. Une page supplémentaire serait un nouveau canal d’information (touchant les internautes n’ayant pas nécessairement de compte Facebook), mais ne serait pas intéressant s’il était le simple doublon du profil.

 

Tous les jours, la médiathèque reçoit de nouvelles invitations d’amis, preuve que le profil marche.

En majorité, ce ne sont pas des usagers de la médiathèque mais de nouveaux publics captés. Beaucoup d’autres bibliothèques aussi prennent contact via Facebook par le biais du profil.

 

Une réussite

 

L’une des publications de la médiathèque (article publié depuis le blog, rediffusé automatiquement par Facebook et concernant le déménagement de l’espace musique) a plu et fait l’objet d’une traduction en espagnol.

 

 

Preuve s’il en était besoin que Facebook permet de toucher bien plus largement qu’un blog. C’est un outil de diffusion et de dissémination incomparable par le nombre de gens différents qu’il informe en même temps.

 

L’organisation interne

Seulement deux personnes s’occupent de tout le contenu web produit par la médiathèque, sur un effectif total de 7 personnes. La médiathèque possède des locaux d’environ 1000 m2, et dénombre 50 000 documents au total.

 

Caroline Facchin possédait déjà un profil personnel Facebook avant l’ouverture du profil de la médiathèque. Elle en connaissait donc déjà le fonctionnement. Son collègue s’y est mis progressivement, quant à lui.

 

Bonus

 

Dans sa soif d’innover et d’utiliser tous les nouveaux moyens de communiquer, la médiathèque a acquis un Ipad (présentation, retours ici et ). Voilà une médiathèque audacieuse qui vit avec son temps et n’a pas peur de tester. A bon entendeur…

 

Je remercie Caroline Facchin et toute l’équipe de la médiathèque pour leur disponibilité et leur enthousiasme.

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Au gré de mes pérégrinations sur Facebook, j’ai découvert que la médiathèque de Bagnolet venait d’ouvrir une page, en plus de son profil. Je saute sur l’occasion : envoi immédiat d’un mail. Pascal Robic, l’administrateur de la page et du profil, avec Jérôme Bossu, m’a répondu rapidement. Voici son expérience :

-

(

Page ou profil

La médiathèque a eu le parcours de beaucoup de bibliothèques sur Facebook : hésitation entre deux types de comptes (page ou profil). Cela s’est traduit par un parcours assez atypique :

-          Création en premier lieu d’une page, avec un profil administrateur.

-          Exploitation du profil et suppression de la page.

-          Recréation récente d’une page en parallèle du profil.

 

Ce tâtonnement a été vécu par nombre de bibliothèques. La page et le profil n’offrent pas les mêmes avantages, n’ont pas les mêmes inconvénients. Sans compter que l’outil évolue sans cesse (d’autres diront qu’il est instable), et que les fonctionnalités ne sont pas fixes. Difficile dans ce cas de choisir de manière pérenne quel type de compte créer.

 

La médiathèque de Bagnolet a donc créé d’abord une page car cela leur apparaissait comme le type de compte le plus simple, les pages étant destinées aux entreprises, collectivités ou associations, ce qui correspondait au statut de la médiathèque. Cette création s’est faite en parallèle du lancement de leur site, il y a un an et demi. Mais dans l’utilisation, la page s’est avérée trop rigide. Les administrateurs étant à titre personnel utilisateurs de Facebook, l’interface du profil leur était plus familière. Il était de plus assez déconcertant pour eux d’être obligés  de créer un profil utilisateur en supplément pour pouvoir créer une page Facebook. Partant de rien, ils ont dû gérer à la fois un profil et une page, donc multiplier les mises en ligne, et accepter la publication doublon. La page a finalement été supprimée et seul le profil a continué à être alimenté et à gagner en amis (plus de 2500 aujourd’hui !). La médiathèque dénombre entre 20 et 30 demandes d’amis supplémentaires chaque semaine, sans qu’aucune publicité particulière n’ait été faite.

 

Une publicité sur le profil en faveur de la page a été publiée lors de la création de la deuxième page (cf. photo ci-dessous), mais il y n’a eu que peu d’effet. La médiathèque laisse à présent les gens venir volontairement sur la page et n’a pas pour l’instant de stratégie incitative. Le profil marchant très bien, il teste ainsi l’intérêt qu’ont les internautes pour l’autre type de compte qu’est la page, qui semble une démarche plus volontaire.

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Pour l’instant, la page et le profil sont identiques et alimentés en parallèle. Une différenciation pourra être envisagée mais n’est pas encore d’actualité.

 

La page a entre autres pour fonction de répondre au problème de confidentialité du profil : est-ce qu’on a envie d’être ami avec la médiathèque et de laisser son mur ou certaines de ses informations personnelles visibles par la médiathèque ?

 

Que publier ?

 

Comme pour beaucoup, l’idée de départ était de faire de cette page ou profil Facebook un relais du site. Cela permettait d’utiliser un nouveau média de plus en plus utilisé par la population, et de tester sa pertinence et son intérêt en bibliothèque.

Tout comme leur site, divisé selon les départements de la médiathèque et alimenté par les différentes équipes thématiques, les comptes Facebook bénéficient de la participation active de tout le monde, au moins de manière indirecte (publication automatique des articles du site sur le mur Facebook). Une publication automatisée du compte twitter de la bibliothèque a aussi été mis en place.

 

La teneur des publications a été adaptée au réseau : les articles sont plus conviviaux afin d’instaurer un dialogue. Les nouveautés et les commentaires drôles sont aussi privilégiés.

 

Un retour de trafic sur le site ?

 

Faire la promotion des articles du site pourrait à raison faire penser que les internautes surfant sur Facebook iraient par rebond sur le site internet de la médiathèque. Malheureusement, l’expérience de l’équipe de Bagnolet prouve que les gens restent à l’intérieur de Facebook et cliquent rarement sur des sites externes (je m’interroge alors sur l’intérêt ou non de créer du contenu directement dans Facebook, par le biais des articles…).

 

Concernant leur nombre d’amis, l’équipe doute de l’intérêt de certains de ces amis pour les publications de la médiathèque et sait l’intérêt relatif de certains de ses amis pour l’annonce d’un spectacle ou un article concernant les nouveautés par exemple. Peu sont actifs. Seulement une vingtaine d’usagers connus ont pu être identifiés comme usagers ou travaillant dans la sphère des bibliothèques.

Un nouveau public a-t-il été capté sur Facebook ? Le public qui vient à la médiathèque est clairement peu présent ; c’est donc un public extérieur qui a été capté, sans que l’on sache dans quelle proportion (problème des amis fictifs adeptes d’un nombre maximum d’amitiés sur leur propre compte Facebook)

 

Gérer le mur

 

Tous ceux qui ont laissé leur mur libre pour les commentaires des internautes ont dû faire face à des publications sans grand intérêt, ou publicitaires. Au début, la médiathèque supprimait ces messages hors de propos. Puis elle a décidé de laisser les gens s’exprimer, puisque ce site de réseau social initiait un nouveau type de communication. Si aucune liberté n’est laissée aux internautes, on bride les possibilités de retour.

-

Des formations Facebook pour les usagers ?

 

Consciente de la non-utilisation des comptes Facebook par les usagers de la médiathèque, je me suis demandé si des formations à ce réseau social avaient été envisagées. Oui, me répondit Pascal Robic, mais des problèmes de temps et de matériel informatique les empêchent de mener à bien ce projet.

Sans compter que même une initiation serait assez lourde car le système de Facebook est assez complexe (« et changeant ! », ajoute Pascal) pour ceux qui ne seraient pas très familiers avec Internet.

 

 

Je remercie vivement Pascal Robic pour sa disponibilité et son témoignage. N’hésitez pas à le suivre sur Twitter : http://twitter.com/PascRbc ;-)

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