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Archives de la catégorie ‘Conférence’

Les aspects techniques :

choix des plateformes, principe de fonctionnement , enjeux financiers.

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Le logiciel Question Point

Il existe sur slideshare une très bonne présentation de l’outil : Slideshare : Nicolas Alarcon. C’est un tutoriel en ligne, pour une formation sur Ubib.

Un pétale dans le logiciel Question Point est une base de connaissances dans une discipline.

Il s’agit de favoriser l’interaction entre usager/ répondant, entre membres du réseau.

Un widget existe pour une communication synchrone (on peut garder une trace de la conversation par mail).

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Le logiciel Meebo

C’est un outil simple et gratuit (plug-in de firefox) de messagerie instantanée en ligne

Il n’y a aucun logiciel à installer, tout se passe dans son navigateur. C’est un service de renseignement, mais pas vraiment un service de référence.

La Fusée à Skema utilise Meebo :

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Avantages et inconvénients des logiciels de chat (selon Nicolas morin)

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Inconvénients :

- l’usager doit avoir un compte de chat

- limites techniques, utilisation limitée.

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Avantages :

- Coût logiciel nul

- utilise le logiciel que l’usager lui-même utilise

- mise en œuvre très simple

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Utiliser Twitter pour un service de référence en ligne ?

L’Etat du Maryland a mis en place Askusnow, avec un compte twitter @askusnow dédié aux services de référence virtuels. Ils ont fait ainsi un beau coup de pub avec cette idée pionnière. Ils ont aussi un compte facebook et un compte delicious.

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Avantages et inconvénients de twitter

Avantages : Peu coûteux, interactif, plus flexible que le chat, mélange de synchrone et d’asynchrone, novateur.

Inconvénients : Il faut quelqu’un derrière (implication et disponibilité), twitter est peu utilisé en France, on ne peut pas toucher tout le monde avec twitter.

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La bibliothécaire virtuelle

Kornelia : un avatar virtuel a été mis en ligne en septembre 2009 à la Kornhaus Bibliotheken. Elle parle allemand.

Derrière cet avatar, un robot de réponse traite les questions posées. Cette tentative relève un peu du gadget mais on ne peut lui enlever son caractère innovant.

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Les services sur mobiles

QuestionPoint de l’OCLC et Text a Librarian de Mosio ont annoncé une collaboration en matière de référence virtuelle.

Text a Librarian est un service de référence accessible sur mobile, utilisé par 400 bibliothèques aux Etats-Unis (le bibliothécaire répond sur son pc).

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Les Réseaux sociaux

Exemple d’utilisation en bibliothèques :

- 15 bibliothèques sur Myspace : BMVR de Toulouse.

- Facebook : environ 20 BU, 500 groupes avec « bibliothèque » ou « library »

Ex : BU Paul Cézanne (exemple fameux), Groupe Sainte Geneviève.

Facebook : peut aider à mettre en place un service de référence via un chat intégré, à créer un réseau d’échange entre habitués des bibliothèques.

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Quels usages des réseaux sociaux ?

- usage individuel pour les bibliothèques : Ning

- usage institutionnel :

  • Promouvoir la bibliothèque
  • Signaler un événement
  • Disséminer
  • Améliorer les services
  • Etre là où sont les utilisateurs

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Les flux RSS, d’où viennent-ils ?

On peut créer des flux, les collecter, y compris pour des pages n’en disposant pas.

En bibliothèque, on peut les utiliser pour :

- les actualités de la bibliothèque

- les nouvelles acquisitions

- les fils utiles

- la veille documentaire personnalisée

- podcast et diffusion, tutoriaux

- alertes pour les emprunteurs (pour les retards)

OPAC et RSS : les logiciels libres PMB, Koha permettent de générer des flux rss, d’afficher le contenu du flux sur une page web à partir de widgets. Le mash up de flux est aussi possible avec Yahoo Pipes.

Exemple : Médiathèque de  saint Raphaël

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Et demain ?

Quelle place de la bibliothèque à l’heure de la dématérialisation des fonds ?

Atouts des bibliothèques : maîtrise des contenus/sources/outils

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Pour aller plus loin :

Evaluation des services ubib (abes, 26 mai 2009) : slideshare

Assessment librarian : articles

BBF 2009 n°4 : Les services de réponse à distance de l’ENSSIB, par Catherine Jackson.

BBF 2007 n°6 : Les services de référence dans un environnement concurrentiel, par David Soret.

Référence virtuelle : Quel rôle face aux moteurs de recherche ?, par David Benoist.

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De nouveaux territoires pour les services de référence:

objectifs, enjeux, retombées.

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Jean-Philippe Accart, spécialiste des services de référence virtuels, dirige actuellement une bibliothèque en Suisse. Dans un ouvrage sur le sujet qu’il a publié en 2008, il liste entre autres les caractéristiques du service virtuel. Alors que l’on pourrait croire que le virtuel favorise l’anonymat, on s’aperçoit qu’au contraire il crée un contact personnalisé avec l’utilisateur en valorisant des ressources dont il devient le diffuseur, et en divulguant une utilisation raisonnée des moteurs de recherche. Il exploite aussi les compétences en recherche d’informations tant du bibliothécaire que de l’internaute. Une proximité s’installe entre le professionnel et l’utilisateur, en une seule interface, même si le travail est partagé dans un réseau de référence virtuel. L’internaute peut poser tout type de questions, générales ou spécialisées, sans aucune hiérarchie. Le bibliothécaire applique une démarche de recherche d’informations : formulation ou reformulation de la question (outil méthodologique que l’usager n’a pas forcément, et que l’interactivité du chat permet de développer), mention de sources d’informations fiables, orientation vers d’autres sources.

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Pourquoi un retard français ?

On constate qu’en France un intérêt est porté au développement et à la communication des collections au détriment des autres services orientés usagers. Pendant longtemps la culture du service a été mise de côté. S’y ajoute la réticence d’une grande partie des bibliothécaires qui estiment que ces services relèvent de ceux des documentalistes. En France, les filières bibliothèques-documentation sont cloisonnées, un schisme qui se retrouve même dans les associations professionnelles (adbs, abf). De plus,  le refus des édiles, ne jugeant pas utiles de disposer de tels services, freine leurs développements.

Jean Philippe Accart compare notre système aux bibliothèques américaines : l’usager y est accompagné et obtient une réponse. En France, le souci pédagogique fait que l’on préfère apprendre à pêcher, plutôt de donner le poisson.

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Quels objectifs pour un srv ?

  • attirer le public sur le site web de la bibliothèque : stratégie marketing via le bouche à oreille.
  • valoriser le savoir-faire des bibliothécaires en matière de recherche d’informations.
  • optimiser l’utilisation des ressources documentaires de la bibliothèque ou du réseau d’étudiants concerné.

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Selon Isabelle Copin, responsable de SINDBAD, et Marie Montano (interview du 03/06/10), responsable de BiblioSés@me, il y a deux enjeux :

  • un enjeu interne : renforcer la vocation scientifique des bibliothèques. Les bibliothécaires ne sont pas de simples gestionnaires, passeurs du savoir.
  • un enjeu externe : assurer la présence (visibilité) de la bibliothèque à distance.

Les deux enjeux sont liés et apportent de la notoriété par rapport aux tutelles.

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La réussite selon Jean-Pierre Accart

Voici quelques conseils pour réussir son investissement dans les services de références virtuels :

  • accentuer le marketing du service : au sein de la communication professionnelle d’abord, faire la promotion du service sur les réseaux, démultiplier la communication.
  • développer la collaboration, les partenariats et les mises en réseau.
  • viser souplesse et simplicité.
  • inclure le service virtuel dans une offre globale de prestations, faire de la bibliothèque un prestataire de services.
  • former une équipe de référence homogène, ouverte aux changements, dont les membres se sentent impliqués et valorisés.
  • former cette équipe de manière continue aux nouveautés.
  • s’assurer la collaboration d’experts selon les thématiques : en lien avec le knowledge management. Il faut aussi savoir capitaliser sur ce qui a déjà été fait.
  • accentuer la valeur ajoutée du service en le rendant ultraperformant en recherche d’information.
  • devenir un service virtuel certifié ISO, pour la légitimité du service.

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Le Label Si@de

Si@de est un acronyme signifiant « Service d’information à la demande ». Ce label est piloté par la BnF. C’est une charte de service commune donnant à l’internaute la garantie d’obtenir des réponses de qualité formulées par des spécialistes francophones de la recherche d’information. Le label Si@de est un réseau de 14 adhérents, soit environ 30 établissements.

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La question du multilinguisme

Les services de référence virtuels étant sur la toile, ils peuvent être utilisés par des non francophones. Ceci est particulièrement vrai pour des pays multilingues (comme la Suisse). A la Bibliothèque Nationale de Suisse, 50% des réponses sont en anglais, 30% en allemand, 15% en français, 5% en d’autres langues. On retrouve la même politique d’ouverture au Guichet du Savoir : les réponses peuvent être en anglais et en chinois. SINDBAD répond en anglais et en espagnol.

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Questions à se poser avant de lancer un service de référence

  • quel objectif pour la bibliothèque ? (interne/externe)
  • quelle organisation ? Qui gère le service ? Décentralisé ? Un responsable ?
  • quelle solution technique adopter ? Synchrone, asynchrone ?
  • quelle valeur ajoutée pour l’utilisateur ?

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Et pourquoi pas une spécialisation ?

Pourquoi ne pas proposer un service de référence virtuel spécialisé ?

Exemple :

- spécialisation sur l’emploi, l’intégration sociale : spécialisation transversale

- La Cité des métiers en ligne (appartient à la Cité des Sciences) : espace physique pour s’informer sur l’orientation, les métiers… Ce service est plus une FAQ qu’un vrai service interactif. Il y a peu d’interactivité mais cela ressemble un peu à un service de référence en ligne.

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Exemples de services de référence en ligne

1ère partie : Quelques mots sur la théorie.

Qu’est-ce qu’un service de référence ?

Véronique Mesguich s’est appuyée sur la définition du Dictionnaire de l’information, Armand Colin, 2004. Cette définition dit globalement qu’un service de référence est la fourniture d’informations simples dans un délai court (comme des chiffres statistiques, des références…). C’est un service en face à face, par téléphone, courrier électronique, chat, twitter, ou pourquoi pas sur iphone : le support n’est pas vraiment important.

Objectif de ces services de référence : mettre en valeur les collections de la bibliothèque.

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Les quatre missions d’un service de référence.

Source : Library Journal, 1876. Malgré la date de ce document, les quatre missions sont toujours d’actualité :

- aider les lecteurs à comprendre le fonctionnement de la bibliothèque (principe d’un catalogue)

- répondre à leurs questions

- les aider à sélectionner les bons ouvrages (avec les bookmarks par exemple)

- faire connaître la bibliothèque au sein de la communauté.

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Crise des services de référence

Les services de référence sont apparus en présentiel avec le développement de la culture publique à la fin du 19ème siècle. L’aspect « référence bibliographique » qu’avaient pris ces services de référence a pâti de l’arrivée du web : « la googlisation des esprits » a tout bouleversé (pour preuve de cette googlisation la demande récurrente des étudiants : « où est le moteur de recherche de la bibliothèque ? »). On peut imputer la désaffection des services de référence au développement des moteurs de recherche : une baisse des « reference desk » depuis les années 90 peut en effet être constatée.

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Un exemple de cette crise des services de référence : Google answers

Lancé en 2002, disparu en 2006, Google answers était un service payant. Une équipe de professionnels répondaient aux questions des internautes. Le projet a périclité, sûrement pour des raisons de rentabilité. Les documentalistes avaient pour tâche d’orienter les utilisateurs vers les meilleures sources.

Plusieurs services de questions – réponses en France sont apparus comme besoin d’infos ? ou kitadi ( ?), mais aucun n’a duré. On attend moins d’informations bibliographiques que l’information elle-même.

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Les pionniers

Les premiers services de référence virtuels se sont développés aux Etats-Unis, à la fin des années 90. Ils visaient un public large. Plusieurs modes peuvent être utilisés : les modes synchrones (temps réel, chat) et / ou les modes asynchrones (réponses différées, mail).

Ces services présentent souvent une capitalisation de réponses : ils archivent les données pour permettre aux utilisateurs de faire des recherches dans leurs bases de données (cela peut avoir pour effet de faire diminuer le nombre de questions).

Beaucoup de ces bibliothèques offrant un service de référence utilisent le logiciel QuestionPoint, appartenant à l’OCLC. C’est un logiciel qui permet de gérer la médiation, surtout en mode asynchrone. Il capitalise en base de donnée les questions – réponses, et permet de faire des recherche dans ces bases.

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2ème partie : les exemples français.

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La France possède trois offres de service de référence virtuel : Le Guichet du Savoir, BiblioSés@me et SINDBAD.

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Le pionnier en France : Le Guichet du savoir

Il a été lancé par la BM de Lyon en 2004. Aucune discrimination n’est opéré que ce soit dans le public (tout le monde peut poser une question, ce service n’est pas réservé aux chercheurs) ou dans les questions. La seule restriction aux types de questions est qu’elles soient spécifiquement documentaires. Le service peut apporter des réponses précises ou simplement des pistes de recherche. La charte stipule clairement qu’en aucun cas ce service se substituerait à des médecins ou des juristes. De même, contrairement à ce qu’ont dénoncé certains réfractaires, il ne s’agit pas d’encourager la paresse des étudiants. Tous les bibliothécaires de l’établissement participent à ce service. Le délai de réponse prend en compte la culture de l’immédiateté née avec la généralisation du web, la bibliothèque s’engageant à répondre dans les 72 heures maximum.

Le principe de fonctionnement est simple mais il faut être inscrit/reconnu sur le site, on ne peut être totalement anonyme si l’on veut poser une question. Dans l’accès thématique (la base de connaissance archivant les questions), on peut lire le nombre de lectures de chaque question, ce qui donne une idée du trafic. Certaines réponses peuvent être poussées, le bibliothécaire allant jusque dans le cache de Google pour trouver le document adéquat. La réponse ne fait pas forcément référence à des documents de la bibliothèque mais elle est en général précise et argumentée.

Le but principal de ce service était de faire connaître la bibliothèque. La BM de Lyon est en effet aujourd’hui reconnue pour Le Guichet du Savoir, il positionne la bibliothèque sur l’offre d’un service citoyen. La participation de l’ensemble de bibliothécaires à ce service en fait une forme d’accueil virtuel.

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Constat

Environ 28000 questions ont été traitées depuis que le service existe (soit à peu près  500 questions par mois). La bibliothèque visait un public jeune, et a découvert finalement que le service était majoritairement utilisé par un public âgé de plus de 40 ans. Cela prouve la nécessité d’expérimenter, des surprises peuvent se révéler et bouleverser nos conceptions.

Le public est de tout âge, pas forcément lettré. La bibliothèque touche avec Le Guichet du Savoir un public qui ne met jamais les pieds dans une bibliothèque.

Concernant l’origine géographique des utilisateurs, la région lyonnaise moins présente que les autres régions de France. C’est un succès national : ils touchent un public hors les murs de la bibliothèque.

25% des questions sont posées par des « actifs », 65% par des non actifs (demandeur d’emploi, personnes âgées…).

On a pu constater depuis quelques temps une baisse du nombre de questions : non parce qu’il n’est pas suffisant, mais parce que la présence d’une base de connaissance évite les questions doublons et donnent des réponses directement.

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En terme technique

La BM de Lyon n’utilise pas QuestionPoint mais un logiciel de gestion de forum nommé Invision Power Board (IPB). C’est un logiciel gratuit, et la forme du forum constitue un terrain familier pour les usagers (rapide à mettre en place, et peu onéreux, cette formule a permis une expérimentation couronnée de succès).

Le Guichet est aussi lier avec le catalogue car l’enjeu majeur de ce service est la promotion des collections. La BML propose ainsi Catalog+, la possibilité de lancer une requête dans le catalogue de la bibliothèque et les archives du Guichet. C’est un catalogue enrichi qui propose:

- références d’ouvrages classiques.

- des réponses au Guichet du Savoir.

La BML utilise le moteur Autonomy avec une classification à facette.

L’internaute a la possibilité de faire une requête en langage naturel.

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Réaction des professionnels

La naissance de ce service a provoqué de nombreuses réactions.

Les critiques ont été principalement les suivantes :

  • l’absence d’appel à l’autonomie : il encouragerait la paresse. En France, il y a toujours eu un souci pédagogique : il faut donner une méthode et non le résultat. La BML est la première à s’inspirer du modèle anglo-saxon et à donner les réponses elles-mêmes. C’est humain de choisir la facilité, s’il y a une demande il faut pouvoir y répondre.
  • le caractère « non culturel » de nombreuses questions : mais la bibliothèque doit-elle être seulement le temple du savoir et de la connaissance ? En France, on conserve une vision traditionnelle des bibliothèques sacralisées. Par exemple, prenons l’architecture de la BNF : il faut monter des marches pour accéder à ce temple.

Eugène Morel disait déjà que la bibliothèque était comme un guichet, ouverte sur son temps et son public, quel qu’il soit. Cela (re)pose la question de la mission des bibliothèques publiques : est-ce juste uniquement un lieu de culture / savoir ou aussi un lieu social ?

Dans les films policiers des années 30 américains, le détective va s’informer à la bibliothèque. Ce genre de scènes est impensable en France.

  • la mutation du métier de bibliothécaire est aussi pointée du doigt. Il est transporté de la situation de « passeur » à celle de « producteur » de l’information. Ce service a cristallisé cette transformation.

Le succès du service témoigne néanmoins de sa légitimité et de son intérêt.

Cette initiative a été suivie d’autres expériences.

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BiblioSés@me

BiblioSés@me joue la carte de la coopération : c’est un réseau national de bibliothèques de lecture publique lancé en 2006 à l’initiative de la bpi. Il comporte 16 partenaires dont la BPI (des BM et BDP). Les points forts de ces bibliothèques sont leurs riches fonds régionaux et leurs compétences complémentaires. Les questions sont réparties selon les compétences de chaque membre du réseau.

L’identification de l’origine du demandeur permet d’établir des statistiques. Dans ce service de référence virtuel,  c’est l’internaute qui choisit si sa question sera archivée ou pas.

BiblioSés@me utilise le logiciel Question Point. Les réponses archivées sont consultables à partir d’un moteur de recherche (empêche un peu la sérendipité selon moi).

Le délai de réponse est aussi de 3 jours ouvrables.

Le type de questions à poser est décrit dans la charte de qualité, tout comme ce que Bibliosés@me ne fera pas (par exemple répondre à la question « Est-ce que Dieu existe ? »). Le respect du cadre juridique et du droit d’auteur (uniquement citation d’ouvrages) est rappelé, tout comme la limite du nombre de références bibliographiques présentes dans la réponse (une dizaine), et la limite du champ d’activité.

En 2009, 3125 questions ont été traitées par le réseau, dont 30% par la BPI. Aucune question n’est laissée sans réponse. Si le réseau n’a pas été en mesure de donner une réponse appropriée, la question est envoyée au réseau mondial de QuestionPoint (réseau global) qui dispose d’une base de connaissances de réponses données.

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Constats

Au niveau des CSP et des origines démographiques touchées, BiblioSés@me a permis de découvrir que  ce sont ceux  qui ont des difficultés à fréquenter physiquement la bibliothèque qui utilisent le plus ce service. Il permet donc de disséminer les collections, et de faire reconnaître les compétences des bibliothécaires.

Les questions posées sont aussi de plus en plus pointues (on s’adresse au service après avoir effectué en vain d’autres recherches).

QuestionPoint  fonctionne avec ce que l’on appelle des Pétales (cf. billets suivants), les bibliothécaires vont voir les questions, y répondent et vont répartir les questions par courriel en fonction des compétences spécifiques.

BiblioSés@me n’est donc pas un guichet unique (comme à Lyon) : c’est la force du réseau décentralisé. Un wiki pour les professionnels permet aussi à la communauté participante d’échanger.

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L’aspect collaboratif

BiblioSés@me a parié sur la mise en commun des compétences et des ressources des bibliothécaires. Des échanges avec le réseau mondial sont possibles.

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SINDBAD

SINDBAD est un acronyme signifiant Service d’information des bibliothécaires à distance. Il appartient à la BnF. Il a été créé en 2005 et était d’abord réservé aux seuls bibliothécaires. En 2007, il s’est ouvert au grand public. Il fonctionne par le biais de formulaires, par téléphone ou par courrier. Les réponses sont données dans un délai de 3 jours ouvrables (15 à 20 jours pour le courrier).

L’objectif était de créer une bibliothèque à distance. Une véritable volonté en interne de décloisonner (car la BnF est un établissement très hiérarchisé) a piloté le projet. C’est un service transversal aux départements de la BnF.

La BnF a souhaité rayonner au-delà de la France. En effet, 20 à 40% des questions viennent de l’étranger. 60% qui restent proviennent majoritairement de province.

10% questions sont des questions préparatoires à une future visite de la bibliothèque.

2/3 des questions sont posées par des chercheurs, c’est un public plus érudit que dans les autres services de référence.

Concernant l’organisation, 80 personnes issues de 14 départements participent à ce service, mais tout le personnel peut être amené à répondre. Deux  personnes référentes ont été nommées dans chaque département. C’est un service de référence virtuel totalement intégré dans l’emploi du temps et l’organisation du travail. Le temps de traitement des questions par le personnel ne doit pas dépasser les 3h par questions.

SINDBAD utilise lui-aussi Question Point.

En moyenne,  900 questions sont reçues par mois: 57% par internet, 46% par téléphone, 1% par courrier.

SINDBAD possède lui-aussi une charte, et une base de connaissance (classification thématique et moteur de recherche).

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2009 : l’année du service de référence virtuel en France

L’année 2009 a vu une montée en puissance des services de référence virtuels. Ont ainsi été créés :

- Rue des Facs :

c’est un réseau collaboratif universitaire parisien composé de 29 établissements.

Plus de 1400 questions ont été traitées, en majorité d’ordre documentaire.

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- Lancement d’Ubib :

il regroupe sept universités de Bretagne et Pays de la Loire. Il utilise lui-aussi Question Point. Il propose les deux modes d’interaction : synchrone (chat) ou asynchrone (courriel).

Sa charte est consultable ici.

Les réponses sont données sous 2 jours. Il est disponible sur la page Fb des bibliothèques adhérentes.

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Photos :

http://www.flickr.com/photos/prasan-naik/356299634/

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Crise de la médiation ou nouvelles formes de médiation ? Quel repositionnement pour les bibliothécaires ?

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Nouvelles technologies ou nouveaux usages ?

Nous constatons qu’il n’y a pas eu de réelles innovations techniques. Nous sommes passés d’une logique de stock à une logique de flux, à l’importance de la connexion plutôt que de la collection. Nous avons donc plus affaire à une évolution des usages que des technologies.

Aujourd’hui, on parle d’une crise de la médiation, de l’autorité. Les auteurs sont par exemple mis sur le même plan que l’utilisateur qui devient producteur de contenu. Le Web 2.0 est la conséquence de cette crise de l’autorité, de cette perte de confiance dans les élites.

Le Web d’aujourd’hui n’est pas figé, il devient un espace de socialisation, dynamique et spontané, avec une souplesse d’utilisation et des options de personnalisation.

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Les nouvelles formes de médiation

Le journalisme citoyen s’est peu à peu développé. Le  moyen média remplace le mass média.

Exemple de journalisme citoyen : Agoravox / Rue 89. Les internautes s’expriment eux-mêmes. Le mur existant entre le journaliste professionnel et le journaliste amateur est désormais tombé.

Véronique Mesguich a ensuite mis en parallèle Yahoo Answers et les services en ligne des documentalistes. Yahoo Answers surfe sur la confusion entre amateurs et professionnels.

Cette confusion se retrouve dans le partage de photos sur Flickr (qui appartient à Yahoo), mêlant des photographes amateurs et professionnels.

Idem pour les sites sur recommandations littéraires comme Babelio. Il peut être utilisé par les professionnels (Babelthèque) comme par le grand public. L’offre de Babelio destiné aux bibliothèques permet d’enrichir leur OPAC, leur blog (cataloblog) avec des critiques, des citations. Ex : bibliothèque de Toulouse.

Autre espace de recommandations littéraires : Librarything, Zazieweb (excellent mais fermé).

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Les nouvelles formes de médiation :

- Réseaux sociaux : article du Monde il y a quelques semaines montrant que les réseaux sociaux étaient beaucoup utilisés comme guide touristique, en préparation à un voyage, pour avoir des recommandations (comme un appel à un ami). Facebook démultiplie ce réseau d’amis.

- Mutualisation de favoris : Delicious, Diigo (une barre d’outil à installer, pour trouver des sources de qualité, avec la création d’espaces collaboratifs, de commentaires et de tags).

Jeremy Rifkin, économiste a affirmé : « Nous sommes à l’âge de l’accès depuis 20 ans » (avant c’était l’âge de la propriété).

Nous avons, nous bibliothécaires, pour mission de faciliter cet accès et pas seulement l’accès à un contenu bibliographique.

- Organisation d’articles scientifiques : CiteUlike, Connotea dont le but est de mutualiser les références d’articles, de les noter et les commenter.

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Les services de question – réponse « 2.0 »

Nous allons étudier  tout d’abord des services question – réponse qui font partie de ces services 2.0.

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Yahoo Answers : ce service a été lancé en 2006. C’est le gros leader aux Etats-Unis des services de question/réponse, il a remporté un franc succès. Certains internautes posent des questions, d’autres y répondent. Il s’agit de partager le savoir, de s’entraider. Cet espace peut bien sûr se transformer en café du commerce. Certaines questions ne sont pas très intéressantes.

On a la possibilité d’interroger une base de données de connaissances, avec un classement  thématique.

Attention : il n’y a aucune garantie sur la fiabilité de la réponse. Mais on retrouve dans ce concept cette idée de sagesse des foules : plus il y aurait de réponses dans le même sens, plus elles approcheraient forcément d’une vérité.

Cette initiative est loin des services documentaires,  mais son succès démontre un intérêt des internautes pour ce type de service.

Google avait aussi lancé un service de question/réponse, mais payant car géré par des documentalistes professionnels. Le coût a éloigné les internautes. Le site a fermé.

Wiki Answers : le service de question/réponse de Wikipédia (erreur de ma part justement rectifiée par DM). On peut se créer un compte personnel, et il possède aussi une base de connaissances.

Yedda racheté par AOL en 2007.

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Et le bibliothécaire dans tout ça ?

Le bibliothécaire au 19ème siècle était un érudit. En France, la tradition du bibliothécaire comme puits de science a duré jusqu’au milieu du 20ème siècle. Dans les années 50, le bibliothécaire est devenu un spécialiste technique (catalogage, formats, thésaurus) et s’est éloigné des contenus, c’était un spécialiste de la gestion et du traitement.

Avec l’arrivée du web, la googlisation des esprits a chamboulé ces deux conceptions. On revient peut-être au bibliothécaire érudit comme service d’orientation vers les meilleures sources. Désormais, on demande au bibliothécaire la maîtrise des contenus, des sources, des contenants (moyen d’accès à l’information), le moyen d’accéder à la source et de la diffuser.

Le bibliothécaire du 21ème siècle serait donc un mélange entre le bibliothécaire érudit et le bibliothécaire technicien.

La critique récurrente contre les services de référence en ligne est que le rôle des bibliothécaires ne serait  pas de donner des réponses toutes faites, mais de gérer les formats, les catalogues.

Michel Melot envisage la bibliothèque de la façon suivante : « maison du livre, maison des hommes ».  Effectivement, c’est un lieu d’échange, de contact, par essence un lieu social. Le rôle du bibliothécaire n’est pas forcément de garder les ressources dans ses murs, mais de les disséminer dans le web.

La création de contenus collaboratifs que permet le web est l’une des formes de l’économie de la contribution.

Ex : la Library of Congress a placé ses photos sur Flickr afin que le grand public les tagge. Les savoirs sont alors apportés par les internautes qui ont chacun un savoir particulier à transmettre. C’est l’exemple typique d’une construction de contenus collaboratifs. Cette initiative leur fera gagner un temps considérable et leur apportera des informations qu’ils n’auraient sans doute jamais collectées.

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Patrick Bazin, ancien directeur de la Bibliothèque Municipale de Lyon, pionnière en service de référence à distance, a comparé la conception anglo-saxonne des bibliothèques et la conception française : il a constaté un retard français pour les services de référence en ligne. Le bibliothécaire français consacre trop de temps à la partie gestion avec le référencement, le classement, le catalogage. Au contraire, les bibliothécaires anglo-saxons ont pour objectif principal la médiation et les services au public.

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Les services de référence virtuels : questions à se poser

  • Y a-t-il une différence entre un service de référence en présentiel et un service en virtuel ?
  • Les services de référence en ligne sont-ils plus présents en BU qu’en BM ? (exemple de Rue des facs)
  • Existe-t-il réellement un retard français ?
  • Jusqu’où doit-on aller dans la réponse apportée à l’internaute ? Une réponse est-elle un document ?

Plusieurs bibliothèques avec un service de référence en ligne ont mis en place une charte afin d’encadrer les questions et de mettre des limites aux réponses données par l’équipe. Toute question amène une réponse mais pourra juste être une référence bibliographique, et pas forcément une réponse précise et exhaustive. Il ne s’agit pas de se substituer aux professions libérales dont le métier est l’expertise.

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Photos

sources : http://www.flickr.com/photos/transkamp/54371294/ http://www.flickr.com/photos/13012091@N04/2443763694/

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Le concept de Web 2.0

-Photo : sources

Le web est souvent vu comme une plateforme de service créé par les utilisateurs pour les utilisateurs. Une vision restreinte du Web 2.0 le réduirait à une liste d’activités comme le blog, le wiki, le microblogging, le mashup… Plus largement, le Web 2.0 est une plateforme de services, et un web tel qu’il aurait toujours dû être.

En effet, le Web a été inventé en 1989 au CERN par Tim Berners-Lee. Il avait pensé le projet d’un réseau hypertexte généralisé. Cette idée du Web conçu non comme un outil documentaire mais comme un outil de diffusion (partage, échange, mutualisation ) était déjà là dès sa naissance. . D’où le Web 2.0 n’est pas si révolutionnaire que cela.

Il n’y eut pas non plus de révolution technique. Les aspects techniques ne sont pas nouveaux (les fils RSS datent de 1999 avec Netscape par exemple), malgré les campagnes marketing qui insistent sur le côté innovant pour relancer Internet après la bulle (fin des années 90). C’est plutôt une évolution des usages basés sur

  • la simplicité,
  • la mutualisation de l’information (avec la génération Y fonctionnant avec la tribu),
  • la personnalisation (individualisme),
  • l’interactivité (la génération Y en demande),
  • la réutilisabilité (comme dans le mashup qui crée une nouvelle application en en fusionnant deux).

Le paradoxe apparent du Web 2.0, c’est qu’il allie individualisme et altruisme (dans le partage des wikis par exemple). En fait, il les rend complémentaires.

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Historique du web et son évolution :

Au milieu des années 90, le web touche le grand public. Ce web des premières années est un web documentaire. On a mis en ligne l’équivalent de documents qui existaient sous forme papier (comme des plaquettes d’entreprises…).

Véronique Mesguich fait un parallèle avec les débuts du cinéma, où ce n’était que du théâtre filmé et figé. Puis le montage et le travelling ont été découverts. Le cinéma s’est construit par étapes. Le web en fait de même.

Dès le début du web, il y avait des espaces personnels, mais ils se sont surtout développés au début des années 2000.

A partir de 1994, on est dans le web documentaire. Le web 2.0 est une extension, ce qu’il faudrait plus précisément appeler le "web de conversation" ( expression d’Hervé Le Crosnier), qui s’est développé surtout à partir de 2004.

L’expression "web 2.0" est le titre d’une conférence. Trois journalistes ont réfléchi à un titre pour une conférence rendant compte du frémissement du web qui repartait avec une plus grande implication des internautes et une mise en ligne de contenus. L’expression "web 2.0" fait comme si c’était la nouvelle version d’un logiciel, pour signifier l’évolution du web.

Le terme le plus approprié pour décrire ce qu’est le "web 2.0" serait le web social.

Le Web 3.0 est la prochaine frontière du web. C’est le web de données, qui n’est plus une simple collection de sites connectés les uns aux autres, de façon linéaire, ni un espace de conversation simple. C’est un web avec des données dotées d’une meilleure interopérabilité entre tous ces réservoirs de savoirs de toute nature. On parle aussi de web sémantique, car il s’appuie sur la description sémantique des données. C’est un web multimédia, de plus en plus accessible sur les mobiles, donc un web de plus en plus entemps réel. On comprend alors les partenariats avec Facebook pour indexer en temps réel le contenu de ces réseaux. Ce web 3 a émergé en 2008.

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Qu’est-ce qu’un site 2.0 ?

C’est un espace ouvert avec un accès aisé aux informations, permettant :

  • les modifications (ce qui pose certes des questions sur la traçabilité et la fiabilité des informations),
  • une totale maîtrise de l’internaute sur ces/ses données (Yahoo Answers : site de réponse qui a beaucoup marché, où l’internaute répond à l’internaute ; la question de la qualité n’est par contre pas réglée),
  • et qui doit favoriser les échanges direct entre utilisateurs.

C’est le web de la génération Y, les digital natives, qui ont pour caractéristiques les quatre i :

  • individualisme
  • interconnexion (Réseaux sociaux)
  • impatience (volonté d’immédiateté)
  • inventivité (créativité dans les blogs, les réseaux sociaux…)

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Les services du web 2.0

(Schéma inclus dans le Powerpoint de Véronique Mesguich et reproduit par mes soins)

Dans le web 2.0, il est difficile de différencier le professionnel du grand public. Les blogs d’expert deviennent de vrais médias.

Google Custom Search : sert à créer son propre moteur, c’est un outil de recherche personnalisé à partir d’une sélection de sites.

Yahoo Pipes : très performant et gratuit, il permet de créer des flux personnalisés, de filtrer sur des mots clés précis, de faire un flux personnalisé sur une thématique (c’est une forme de diffusion de l’information à la carte).

Propos sur l’intelligence collective et wikipedia : les opinions s’affrontent. Par exemple, Michel Serres voit en Wikipedia un outil de démocratisation de la culture. Norbert Bolt y voit le nouveau royaume des idiots, Jeanneney un manque de mise en perspective, un empilement sans recul.

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Rappel de quelques ouvrages célèbres sur le sujet et qui ont fait couler beaucoup d’encre :

Andrew Keen, l’antéchrist de la Silicon Valley : Le Culte de l’amateur. Polémique.

Comment le web change le monde, de Pisani et Piolet. Vision plus positive du web.

La Sagesse des foules, de James Sorowiecki, qui diffuse l’idée commune comme quoi quand on est à plusieurs on est plus intelligent.

Strip de BD sur Wikipédia vu comme un nouveau maoïsme, mais en fait rien ne nous oblige à y croire (au contraire d’une régime totalitaire ; on est libre).

Le rôle des bibliothécaires est d’apprendre à prendre du recul, à savoir utiliser les moteurs de recherches.

Les règles et les commandemants du bibliothécaire 2.0 (issu de A librarian’s 2.0 manifesto, de Laura Cohen, University Albany) :

  • ne pas être sur la défensive (il ne faut pas avoir peur de Google, Facebook ou autres mais savoir les utiliser)
  • être en veille par rapport à l’innovation
  • encourager ses collègues au changement
  • savoir expérimenter au risque de se tromper ( et ne pas avoir peur de se lancer)
  • ne pas rechercher systématiquement la perfection
  • promouvoir les catalogues ouverts.

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Véronique Mesguich, de l’INFOthèque pôle universitaire Léonard de Vinci, a donné une conférence consacré aux services de référence en bibliothèque le jeudi 6 mai, à l’IUT Michel de Montaigne Bordeaux 3, dans le cadre d’une journée professionnelle organisée par le CNFTP, coordonée par Sabine Noël et Françoise Mayeur.

Voici le compte-rendu de mes notes, qui fera l’objet de plusieurs billets.

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Présentation de l’intervenante (par elle-même) :

Véronique Mesguich est directrice de l’INFOthèque pôle universitaire Léonard de Vinci, qui se situe dans le quartier de la défense à Paris. Ce pôle est un établissement d’enseignement supérieur privé, créé il y a une quinzaine d’années. Il regroupe des écoles d’ingénieurs, de commerce et de management. Il compte près de 6000 étudiants, et se divise en trois écoles principales. L’Université Paris Dauphine utilise ses locaux pour certains de ses masters.

Véronique Mesguich a insisté sur l’importance de la bibliothèque comme lieu physique et comme espace social. La bibliothèque du pôle regroupe 80 000 ouvrages, essentiellement consacrés au commerce, au marketing, aux finances et au droit. Elle s’établit sur 6 étages, chacun ayant un dominante propre. Des fonds transversaux complètent ces collections, notamment en culture générale, et un fonds dédié aux métiers et à l’emploi est mis à disposition. 400 titres de revues y sont consultables sous forme papier, complétées par l’offre numérique.

Les ressources virtuelles (bases de données) sont accessibles par le biais d’un intranet. L’interface de cet intranet a été réfléchie et adaptée aux besoins des utilisateurs. Cette analyse a permis de déterminer une préférence pour les recherches dites à la Google, c’est-à-dire avec un guichet unique. Pour cela, un logiciel particulier a été installé (je ne me souveins plus du nom, j’ai noté "Quam", mais après vérification, cela ne correspond à rien. Une idée ?). Il permet une recherche unique sur des multibases, et donne un système de bouquet de sources.

L’infothèque offre de plus des portails spécialisés, comme par exemple le portail Marketing, produit entièrement par le pôle. C’est un produit documentaire qui rassemble des supports d’informations consacrés au marketing. Différentes catégories comme la veille, la sitothèque et les ouvrages sélectionnés sont présents. L’idée est de rassembler des informations éparpillées, de donner accès aux meilleurs ressources possibles sur un lieu unique. Le moteur de recherche Google Custom Search a été intégré à l’interface. Le portail a aussi un univers netvibes.

D’autres services sont aussi dispensés à un public extérieur et / ou non étudiants comme des entreprises, des créateurs d’entreprises, des demandeurs d’emploi. L’accès et la consultation physique se font sur abonnement.

L’INFOthèque organise des ateliers et des conférences (dont beaucoup d’ateliers consacrés aux demandeurs d’emploi) qui participent au rayonnement de l’INFOthèque hors les murs, et offre la meilleure visibilité possible aux ressources et aux compétences.

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Ouvrages

Véronique Mesguich est la co-auteure d’un ouvrage intitulé Net Recherche 2010, le guide pratique pour mieux trouver l’information utile et surveiller le web, ADBS, 2010. L’ouvrage est en partie consacré aux nouvelles générations de moteurs de recherche, et notamment sur la recherche en temps réel. Il traite aussi des sites web 2.0. En complément, le site de l’ADBS récapitule les outils mentionnés dans cet ouvrage.

En exemple de ce à quoi peut servir un moteur en temps réel, l’intervenante a donné l’interrogation de Facebook et Twitter en temps réel pour l’e-réputation d’une entreprise. C’est un outil de référence.

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Véronique Mesguich a aussi participé à un ouvrage collectif, édité en décembre 2009 au Cercle de la Librairie : Le Web 2.0 en bibliothèques : quels services ? quels usages ? qui référence les différents usages du Web 2.0 en bibliothèque et leur positionnement par rapport à cette technologie.

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Plan de l’intervention :

I.- Le concept de Web 2.0

II.- Crise de la médiation ou nouvelles formes de médiation ?

III.- Exemples de services de référence en ligne

IV.- De nouveaux territoires pour les services de référence : objectifs, enjeux, retombées.

V.- Les aspects techniques : choix des plateformes, principe de fonctionnemenent , enjeux financiers.

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Chaque partie fera l’objet d’un billet.

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Vendredi 12 février 2010, la section Services et Réseaux de Communication (SRC) de l’IUT Michel de Montaigne Bordeaux III organisait un forum professionnel intitulé « néomédias, nouveaux métiers ». Les étudiants ont lancé un site entièrement consacré à ce Forum annuel, et sur lequel ils proposent des comptes rendus, des photos et des interviews.

Le programme de la journée est ici.

Ne pouvant me libérer qu’en milieu d’après-midi, je n’ai pu assister qu’à la dernière demi-heure de la prestation de Gabrielle Denis, et à la présentation de Jean-Etienne Durand. Je vous livre ici mes notes, et mon appréciation personnelle en fin d’article.

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Gabrielle Denis : Ne négligez pas le contenu éditorial !

Directrice d’Editoile, Gabrielle Denis a évoqué le statut de l’écriture sur le web et le métier de rédacteur web. L’écriture pour le web et l’écriture d’un texte sont différentes. En effet, l’écriture sur le web a deux destinataires distincts : l’internaute et le robot, alors que l’écriture d’un texte se concentre uniquement sur le lecteur. On n’écrit donc pas pour le web comme on écrit pour un journal, ou autres. Le rédacteur ne doit pas oublier cette particularité dans l’exercice de son métier.

Facebook et les autres réseaux sociaux impliquent une rédaction courte : on entre dans l’ère du micro-contenu.

Le rédacteur doit être associé au plus tôt au projet web d’une société. Il faut être acteur du site.

Quelles sont les compétences nécessaires pour être rédacteur web ?

  • Des compétences littéraires indispensables : il faut bien sûr savoir écrire en bon français, avec du style et sans fautes. Sur Internet, il faut être réactif et faire preuve de qualité de rédaction car le contrôle de l’écriture se fait a posteriori, après publication du contenu. Les fautes se voient donc tout de suite.

Il faut contrôler les codes typographiques et savoir écrire c’est-à-dire avoir un style percutant. Il faut une rédaction qui s’adapte au public et connaître parfaitement son sujet afin d’être pertinent et producteur d’information.

  • Des compétences techniques : la maîtrise du html est nécessaire. En effet, les sites tout faits tels que SPIP ou WordPress mettent des balises inutiles qui polluent le contenu. Il faut savoir nettoyer son texte avant publication. Savoir mettre des images, maîtriser les différents formats d’images, de vidéo est aussi indispensable.

Il faut aussi connaître les réseaux sociaux car le rédacteur devient de plus en plus animateur de communauté.

Les savoir-être du rédacteur : être capable de travailler en équipe et avoir de bonnes relations avec le client.

Un exemple concret de travail en équipe :

La Maison de l’emploi de Bordeaux a fait appel à ses services pour s’investir plus sur Internet. Le choix d’un réseau social n’était pas évident au début pour eux, ils ne pensaient pas y trouver d’intérêts. Mais en un mois, Facebook est devenu la troisième entrée sur leur site après Google et la Mairie de Bordeaux. De plus ils ont touché des publics différents qu’ils n’auraient jamais pensé toucher sur ce type d’outil. 10% des visites sur Facebook provenaient de personnes de plus de 45 ans.  Ils ont ainsi développé leur visibilité.

De nouveaux métiers apparaissent aujourd’hui : animateur de communauté, community manager,… Des mots qui ne sont même pas encore dans le dictionnaire.

Il y a des emplois dans ce type de métier, mais en marché caché. Et beaucoup travaillent en free lance.

Gabrielle Denis finit son intervention en nous conseillant la lecture de Bien rédiger sur le web, d’Isabelle Canivet.

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Jean-Etienne Durand : Intelligence collective : les enjeux des réseaux sociaux.

Jean-Etienne Durand est gérant de la société Wopata, une SARL éditrice de logiciels de web applicatif. Ils sont spécialisés dans les réseaux sociaux verticaux, les applications mobiles, l’intelligence collective. L’essentiel de leurs clients sont à l’international.

Les premiers réseaux sociaux étaient du networking traditionnel : un concept éprouvé que chacun expérimente dès la maternelle.

Le concept de sérendipité est extrêmement important : c’est la capacité à dépasser les frontières des contacts-connaissances. Dans la réalité, la sérendipité est difficile. Les réseaux sociaux numériques lèvent les barrières et décuplent cette sérendipité.

Etat des lieux des réseaux sociaux.

C’est un concept récent né en 2002 avec Frienster, qui visait à créer un carnet d’adresse virtuel. La pierre angulaire de ce site était le partage.

Puis, les réseaux sociaux de masse sont arrivés, du type Facebook, Twitter (microblogging), MySpace. Leurs contenus ne sont pas structurés.

Il existe aussi des réseaux sociaux spécifiques avec un contenu contrôlé comme les réseaux sociaux de CV.

L’évolution a été très rapide. Facebook compte aujourd’hui 400 millions d’utilisateurs.

Les réseaux sociaux sont utiles en fonction de l’activité que l’on a sur ces réseaux sociaux.

Les réseaux sociaux de niche : les interlocuteurs sont passionnés par le même sujet. Les thématiques peuvent être multiples : c’est un peu tout et n’importe quoi.

Des exemples :

  • Réseau social de pompiers professionnels : FirefightersNation
  • Réseau social pour femmes enceintes : Egg (une plateforme hybride qui propose une partie éditoriale et une partie communautaire).
  • Luxurysociety : pour les amateurs de luxe qui peuvent se retrouver entre eux.
  • Terre des hommes : une ONG pour la protection de l’enfance.

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Les spécificités des réseaux sociaux de niche

Le public est qualifié, impliqué, ciblé. Chaque relation peut donc avoir beaucoup d’impact.

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Pourquoi utiliser les réseaux sociaux de niche ?

C’est une manière de communiquer différente, c’est un trafic sur un site professionnel. On développe sa visibilité, la sérendipité. Les membres de la communauté font des retours sur nos écrits, des commentaires, exercent des influences. La relation au client est plus sociale et personnelle. C’est du Social CRM.

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Quel comportement adopter ?

  • Bien choisir son réseau social : quels objectifs en amont ? Il faut réfléchir avant même de s’inscrire (car c’est très facile de créer un profil, mais il s’agit de le faire durer).
  • Eviter le copier-coller du site, car là l’approche ne se veut pas du tout communautaire.
  • Avoir un code de langage spécifique : de la sincérité, un échange plus direct.
  • Ne jamais improviser : ne surtout pas répondre à chaud aux critiques faites sur le produit.
  • Consacrer du temps.

Le réseau social est un outil et non une finalité. C’est une passerelle vers le réel, une pré-rencontre qui débouchera sur un rendez-vous dans la vie réelle.

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NEXT : Où va-t-on ?

Google Buzz tente d’intégrer et de fusionner les réseaux sociaux. Il souhaite fusionner toutes nos productions sur les différents supports du net. Toutes les informations liées à notre espace personnel viennent à nous. C’est le Web sémantique.

Les réseaux sociaux mobiles ont de l’avenir : les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter sont majoritairement consultés via des mobiles.

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Amis virtuels

Avec qui (bien) communiquer ? Le terme « ami » de Facebook était une très bonne stratégie marketing, signifiant qu’on est tous amis.

Sur 500 connexions/relations, on communique réellement avec seulement 16 d’entre eux. Ces 500 correspondent à un tableau de chasse, comme les followers sur Twitter. On voit donc la limitation des réseaux sociaux.

Nos relations ne peuvent pas être stables au-delà de 150 personnes.

L’enjeu est donc la qualification des connexions : il faut savoir sans servir. C’est là qu’intervient l’Intelligence collective.

L’intelligence collective n’est pas un phénomène surnaturel. Elle peut se comparer à l’intelligence de communauté des fourmis. La connaissance collective tire des informations de la communauté. La capacité d’une communauté est supérieure à la somme des capacités individuelles.

Il faut essayer d’élaborer des processus d’apprentissage non individuels mais communautaires.

Quatre techniques (Jean-Etienne Durand en a annoncé quatre, je n’en ai entendu que trois) sont utilisées pour augmenter l’intelligence collective des réseaux sociaux :

-          Le système de recommandation : c’est un outil utilisé par Amazon, qui suggère de nouveaux livres aux internautes en fonction de leurs recherches. Il utilise un algorithme très compliqué : il se permet de proposer des livres qui sortent des goûts de l’internaute si celui-ci est un gros consommateur, afin de le faire acheter plus. Last.fm fonctionne de même : on construit sa bibliothèque avec des morceaux de musique. Le système analyse le comportement de la communauté et propose de nouveaux morceaux. Des propositions fantaisistes sont là aussi soumises aux plus actifs.

-          La mise en relation : exemple des suggestions d’amis de Facebook. Viadeo nous propose les contacts de nos contacts, croisés avec notre localisation géographique. Il propose des gens inconnus qui pourraient être utiles.

Luxurysociety : système en fonction du pouvoir, de l’expérience. On va pouvoir trouver le bon investisseur. L’intelligence collective permet une meilleure sérendipité.

Deux types d’algorithmes sont utilisés : homogènes (avec deux utilisateurs) et hétérogènes (un utilisateurs avec des besoins).

-          La notion de groupe

Liste des algorithmes à utiliser, du moins cher mais plus limité, au plus cher mais efficace.

  1. Clustering hiérarchique / arbre de taxonomie (un corpus avec des mots-clés). Il s’agit d’analyser ce corpus pour trouver des relations entre les mots clés.
  2. K-means Clustering
  3. Optimisation : pour résoudre un certain type de problèmes, ceux qui ont beaucoup de solutions. Exemple : un voyage de 50 personnes, avec 5 ou 6 critères définis. Cet algorithme essaie d’analyser l’ensemble des paramètres pour trouver des solutions les moins mauvaises possibles.
  4. Document filtering : pour classifier. C’est le système des spams. Un plug-in peut qualifier les courriels (urgent, personnel…) par exemple.
  5. SVMs (Support Vector Matching) : c’est ce que Facebook utilise, tout comme LinkedIn depuis deux mois (la validité de l’information est plus intéressante).

Ce que Wopata a créé :

- Vinobilia : un réseau social de niche pour amateurs de vin.

- Bedycasa : un réseau social pour des voyageurs cherchant une chambre chez l’habitant, en fonction de nos envies de voyages.

Les réseaux sociaux sont construits par tous leurs participants. L’intelligence collective crée de la valeur ajoutée, donne de l’intelligence au système, ce n’est pas une simple communication.

L’intelligence collective est un outil nécessaire. Les réseaux sociaux commencent à l’intégrer, elle est présente de plus en plus sur les mobiles.

Les réseaux sociaux, c’est du web applicatif.

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Appréciation personnelle.

J’ai été ravie de pouvoir assister à ces deux conférences, d’autant plus que je n’étais pas invitée… Les propos de Gabrielle Denis m’ont captivée, me donnant quelques pistes de réflexion sur les compétences que des bibliothécaires se lançant sur les réseaux sociaux devront développer. Souhaitant réfléchir à ce nouveau (et encore hypothétique) rôle d’animateur de communauté pour les bibliothécaires, j’ai pu découvrir le métier de rédacteur, qui se rapproche beaucoup de nos pratiques numériques.

La seconde conférence (j’étais venue spécialement pour elle) m’a un peu déçue par contre. Jean-Etienne Durand allait un peu vite, et la néophyte que j’étais a eu du mal à suivre (sur les algorithmes notamment). Mais le public à qui il s’adressait devait être plus calé que moi…

Certains thèmes m’ont paru intéressants :

  • les réseaux sociaux de niche que je connaissais peu : un réseau social de niche serait-il utile à nos usagers (du type « étudiants en droit », « étudiants de Bordeaux 3 », …) ? Serait-ce s’enfermer et vivre en autarcie avec uniquement des semblables, sans ouverture possible ? Ou cela permettrait-il une qualification des relations comme le stipulait Jean-Etienne Durand, et donc des relation plus « utiles » ? Un réseau de masse suffit-il / est-il assez efficace ? Je ressors de cette conférence pleine d’interrogations…
  • la vision du réseau social comme un outil et non une finalité : beaucoup l’oublient et créent des pages qu’il ne retouchent plus, en faisant une vitrine et non un lieu d’échange.
  • la notion d’intelligence collective : elle m’a beaucoup intéressée, car elle reflète un peu ce que je vis avec ce blog, recevant des commentaires éclairants, qui me font réfléchir et sans lesquels j’aurais immanquablement stagné. (Je remercie au passage tous ceux qui me lisent et m’aident dans mes réflexions). Il est seulement dommage que j’aie perdu le fil de la conférence quand Jean-Etienne a listé l’ensemble des algorithmes, car j’en ressors sans idée précise de ce que peut vraiment apporter l’intelligence collective dans le cadre précis des réseaux sociaux.

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Je me suis rendue jeudi dernier à la médiathèque de Mérignac pour assister à une conférence sur les réseaux sociaux. Elle était organisée en partenariat avec La Recherche et transmise en direct du Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM). Cette retransmission était visible à Mérignac et à Reims seulement. Pour une fois, je n’ai pas été pénalisée de mon appartenance à la province…

Crédit : Eric Coll

Confortablement installée dans l’auditorium François Lombard, avec toute la place nécessaire à ma prise de note dans le noir (oO), je jauge la salle pour voir mes camarades du moment. La brochure de la médiathèque avec l’expression consacrée « entrée libre dans la limite des places disponibles » pouvait porter à sourire, puisque nous n’étions pas plus d’une quinzaine, essentiellement de jeunes adultes.

J’ai donc assisté durant une heure trente à la prestation de Jean-Pierre Beaudoin :

Vous pouvez consulter sa biographie ici, il est directeur de i&e Consultants. Sa présentation était accompagnée d’un powerpoint et d’un fabuleux sens de l’humour qui ont rendu cette conférence vraiment agréable. Apparemment, il aurait dû être accompagné de  Franck Ghitalla, de l’Institut de l’information scientifique et technique (INIST/CNRS). Ayant raté le tout début de la séance pour des histoires ridicules de pompe à essence introuvable, alors que j’étais partie avec une heure d’avance (partir en avance pour arriver en retard, fallait le faire…), je n’ai pas su pourquoi il était absent.

Avant le compte-rendu, je vous retranscris le contenu du dépliant, qui était plutôt séduisant :

Conférence Dialogues. Des clefs pour comprendre

« Constitué par un réseau de connexions sociales à grande échelle, le rôle culturel du Web n’est plus à démontrer. Nous sommes cependant loin de connaître toutes les propriétés de cette architecture documentaire mondialisée dont la morphologie et la composition suscitent de nombreuses interrogations. L’émergence d’une science du Web permettra sans doute à l’avenir de mieux comprendre son fonctionnement et d’anticiper son évolution. Grâce à des cartographies thématiques, les chercheurs ont développé de véritables outils pour observer les usages, prédire les scénarios d’évolution ou le développement de l’innovation des systèmes d’information. Au travers d’un exemple, les controverses science-société, venez découvrir comment la dynamique sociale œuvre sur le Web. »

Avant-propos

Je vais vous résumer ici les propos tenus par Jean-Pierre Beaudoin ; je voulais au départ vous retranscrire mes notes telles quelles, mais c’était trop décousu. J’ai donc restructuré son exposé. J’abrègerai « réseaux sociaux » par RS.

Pour vous donner (peut-être) envie de lire ce billet encore beaucoup trop long (oui oui, ça fait peur, je sais), je vais brièvement vous présenter ce que j’ai trouvé intéressant. Jean-Pierre Beaudoin se place en tant que scientifique devant l’évolution de la communication et explique clairement ce qu’ont changé les RS dans l’acte de communiquer. Par un résumé clair, il fait prendre conscience des problèmes que ces nouveaux usages engendrent.

Comme vous le verrez, certains passages sont un peu ardus.

Et il ne faut pas oublier qu’il ne parle pas du tout des bibliothèques, c’est un exposé général, voire tourné vers ce que la science pourrait retirer des RS.

COMPTE-RENDU

Les réseaux sociaux en général.

Aujourd’hui on entend tout le temps parler des réseaux sociaux. Or la notion n’est pas nouvelle : ils constituent le tissu de la société, et ce depuis qu’elle existe. Etre en réseau est en effet une caractéristique fondamentale de la communication de la société.

L’historique de la communication se fait en bottom up et latéralement. (là désolé, mais je n’ai pas tout compris)

Les RS constituent l’humus des médias. Ces médias ont émergé car ils étaient vus comme moyen pour des groupes d’assurer une relation. Les RS sont donc devenus un marché de médias. Chaque RS est un tissu social avec des intérêts rassemblés autour d’un thème.

Les RS sur le web.

Qu’en est-il à présent des RS sur le web ? Cette évolution change-t-elle fondamentalement les conditions de communication ?

Les RS sur le web changent deux paramètres indispensables quand on parle de communication :

-          L’échelle espace-temps.

-          Les équilibres (sources et influences).

L’échelle espace-temps.

Ces deux changements entraînent-ils une nouvelle communication ? Ou est-ce juste une façon de communiquer différente, mais qui se rattache à ce que l’on connaissait déjà ?

L’espace

Prenons l’exemple de Facebook. Nous pouvons être connectés partout dans le monde, et avec n’importe qui sur la surface du globe, comme si ces personnes appartenaient à notre tissu social de proximité.  La notion de proximité a donc profondément changé : à tout moment, on peut échanger partout.

L’espace met en valeur une différence qui existait déjà mais qui prend tout son sens aujourd’hui : celle qui oppose le territoire géographique et le territoire mental.

Le territoire géographique

C’était l’espace de référence. C’est l’espace de diffusion des médias classiques, de la collectivité dont on peut faire l’expérience en tant qu’individu. Ex : « mon pays », « ma région ».

Le territoire mental

La primeur est maintenant donnée à ce territoire. Je me représente comme membre de ce groupe indifféremment du monde physique.

C’est aussi une quantité finie comme le territoire géographique. En effet, quand on a des convictions, on peut en tracer les bornes. On peut absorber, se forger des représentations, acquérir des perceptions dans des quantités limitées. Si on adhère à une vision du monde, nous ne sommes pas disponibles pour autre chose (ex : dans le choix d’une marque dans une grande surface, on va plus ou moins vers elle). Les marques sont en concurrence pour du territoire mental. Porte Alegre : rassemblement dans une géographie de territoire mentaux.

Le temps

Concernant l’échelle de temps, les RS permettent de communiquer tout de suite. Nous constatons une perte du sens de la chronologie : le web accumule les informations mais les purge peu. Le droit à l’oubli n’existe pas. Une information est accessible comme une actualité même si elle date d’il y a cinq ans. L’instantanéité crée des raccourcis. Le temps historique est perdu de vue et entretient le risque de malentendus, d’erreurs. Alors que les autres médias comme la radio ou la télévision entrent dans le temps chronologique en présentant un temps fini, Internet propose un temps sans bornes.

On différencie temps social et temps technique :

Le temps social

La société a besoin de temps pour évoluer, elle absorbe à son rythme par ce que l’on appelle une échelle de génération (environ 25 ans, c’est-à-dire le temps qu’il faut pour qu’une personne arrivée aux commandes parte).

Le temps technique

La technique va, elle, très vite.

Cependant, elle ne fera pas aller le temps social plus vite. La société se saisit de la technique et non l’inverse. La technologie permet à la société de réaliser ce qu’elle souhaite. Certaines technologies ne rencontrent pas leur marché : ce n’est pas la technologie qui choisit mais la société.

Changement d’équilibres

Les sources

Le crédibilité est désormais plus affinitaire que hiérarchique. La crédibilité affinitaire c’est ce que les gens disent d’un hôtel par exemple. Ce sont des conseils entre soi, entre gens qui se ressemblent.

La crédibilité hiérarchique c’est le guide rouge : c’est une autorité qui classe.

Les blogs changent la quantité de sources présentes dans l’opinion. Ils sont l’exemple d’une liberté de prise de parole, d’une capacité nouvelle pour tout un chacun à s’exprimer. Il n’y a aucune borne. Les médias finis détenaient avant le monopole de l’influence. [Aujourd’hui, il existe plus de producteurs de blog que de lecteurs de blog, mais cela va s’écrémer. Produire un blog impose de grandes contraintes (aparté)].

Les influences

On est désormais plus dans le magistère thématique que dans l’idéologie.

Aujourd’hui tout est thématique dans les RS. On peut être d’accord sur une question d’écologie mais pas sur une question de consommation. Thème par thème, le RS va se cristalliser. La thématisation de la société est favorisée par la plasticité des RS : facilité de leur naissance, géographie rétractable.

L’influence idéologique entend une homogénéité des pensées entre membres (ex : être de gauche, donc on fait tel ou tel truc).

Attention ! Ce n’est pas l’apparition des nouvelles technologies de l’information et de la communication qui a permis d’éroder les clivages idéologiques. C’était déjà dans l’air.

Conséquence de ces deux évolutions : le divorce de la valeur et du prix. On n’achète plus ce qui a de la valeur. Ce n’est pas l’information que l’on achète (preuve : journaux gratuits). Comment rémunérer cette information ? Quelle valeur lui donner ? Se pose aujourd’hui le problème du modèle économique des médias.

Alors, est-ce vraiment une nouvelle communication ? Non, elle permet certes de la nouveauté mais elle s’inscrit dans une longue évolution.

Mais est-ce bien une communication ? N’est-ce pas autre chose ?

Voyons à présent les conséquences opérationnelles des RS, l’opérationnalité de l’acte de communiquer.

Une production de communication c’est l’analyse des publics, des stratégies de message, des stratégies de moyens.

L’analyse des publics

Avec qui parler ?

Le terme « conversation » connaît une magnifique fortune aujourd’hui. Mais dans le public, lequel a une position forte, lequel a une position faible ?

Si les magistères ne sont ni idéologiques ni hiérarchiques, le pouvoir a changé. Le public de certains groupes de RS est très petit mais très militant, avec des thèmes forts. Il peut ainsi s’opposer à un pouvoir institué. Moins le groupe est institué, plus sa virulence sera forte. Ils sont très déstabilisants.

Dans cet espace public, la parole de l’oracle vaut la parole de l’expert (fin du hiérarchique). L’oracle se pose d’ailleurs souvent en expert. Cette confusion des genres concernant la validité de l’information est très délétère.

Est-ce sain pour une société d’écouter cet oracle-expert ? Si un militant d’une cause dit ce qu’il faut penser avec une étiquette d’expert, c’est une tromperie.

L’Internet permet ce genre d’usurpation. Un site en apparence scientifique peut être trompeur. Le seul antidote réside dans la capacité du public à tenir distance les informations trouvées sur le web.

Stratégies de messages

Qui produit les signes et donc le discours ?

Il existe une différence entre un message et une information. Un message est une information avec une intention sous-jacente.

Exemple de changement de fonctionnement : les marques sont devenues des enjeux de société car elles ont acquis un statut de signes. Sur Internet, ces signes deviennent des discours : détournement, pastiche.

Stratégies de moyen

Grands médias ou signaux faibles ? Qu’est-ce qui est important ?

Dans ce système de RS, les signaux faibles sont très intenses. Ils possèdent une grande agilité dans ce monde fluide.

Quel équilibre entre information, communication et débat ? Le débat est le grand mode d’évolution de la société. Si pas de débat, pas de décision.

Effets des RS sur le public : l’effet Lilliput

L’Institution pourrait se comparer à Gulliver, ligoté par tous ces liens minuscules en arrivant sur l’île des Lilliputiens. Or, cet état est réversible : elle peut reprendre le contrôle de ces liens en assumant qu’elles les possèdent. C’est l’exemple de Twitter. Constitué d’une multitude de petits liens il peut créer un réseau étendu s’il est bien utilisé. Prenons en exemple la campagne de Barak Obama : en multipliant les petits liens, il a fait bien plus que Mc Kain qui était sur la toile avec deux centres lourds. Cet effet Lilliput change la nature du lien : au lieu de ligoter, il relie. Gulliver était horizontal quand il était ligoté. Il est vertical quand il assume ses liens.

Effet des RS sur la stratégie des messages : L’effet Galatée.

Sculptée par Pygmalion, Galatée prend vie. La marque ciselée avec amour par les entreprises est pareille : elle prend chair (cher) grâce aux RS. L’immatériel de la marque devient le lieu de toutes les valeurs, mais aussi de tous les détournements. Ex de Youtube (l’expérience d’un internaute entre le CocaCola et un mentos) : détournement du produit, de la marque. Idem avec Mr Propre et les homosexuels : le public des ménagères a aimé ce message, cela a donné vie à une marque de manière différente.

Effet des RS sur la stratégie de moyens : L’effet Narcisse

L’écho est le principe des médias : qui se rassemble s’assemble. La seule chose que l’on vise : qu’on nous dise ce qu’on dit. On ne recherche pas la différence, on s’agrège par affinités. On retrouve ici la logique de Facebook.

Les nouveaux enjeux pour la science :

-          La valeur : elle est jugée en fonction d’une représentation du bien commun. Il faut prendre des précautions pour baliser la valeur de la science au nom de la représentation du bien commun. D’où conflit entre valeur éthique et valeur économique, valeur absolue et relative, valeur personnelle et collective.

C’est « mon Google » : ce que le plus grand nombre de gens prend comme référence.

-          La vérité : c’est la confiance. Elle est perdue entre la science et la technique. La science c’est la certitude, le technique l’incertitude. Ex : on peut étudier le génome, mais pas s’en servir pour inventer de nouvelles technologies. La vérité est question de vérification, de responsabilité, de savoir.

C’est le problème de « mon wikipedia » : vérité aléatoire, première réponse d’un moteur de recherche, vue comme crédible.

-          La sincérité : il n’existe pas d’autorité sans elle. La société veut toujours du contrôle. Beaucoup le revendique avec les RS. Intelligibilité devient un contrat entre le public et le pouvoir. Cela demande de la transparence, et des sanctions croissantes. Emerge à nouveau la notion de courage pour la politique, pour ses convictions et ses prises de décisions.

C’est « mon blog ».

Les questions posées en fin de présentation par le public : (les questions sont reconstruites d’après mes notes)

  • On constate une aggravation de la fracture sociale pour ceux qui n’ont pas accès à Internet et à ces réseaux. Qu’en pensez-vous ?

Le savoir est-il une valeur d’exclusion aujourd’hui ?

Réponse de Jean-Pierre Beaudoin :

Haïti et l’Iran prouvent que tenter de mettre des barrières à Internet est vain.

En France, la fracture sociale est désormais prise en compte par l’INSEE. En effet, l’abonnement à un FAI et à la téléphonie mobile sont considérés maintenant comme des dépenses contraintes au même titre que le logement ou la nourriture. C’est un signe social important.

La question du savoir reste effectivement à régler.

  • Une dame indique être community manager. Elle se plaint de l’image de son métier (« être payé à passer son temps sur Facebook »). Selon elle, les sociétés n’ont pas encore compris l’intérêt des RS. Elle lance l’hypothèse : est-ce dû au fait que parler est mal vu dans notre pays ?

Réponse de Jean-Pierre Beaudoin :

Community manager est une fonction naissante, et c’est pour cela qu’elle est méprisée. Les attachés de presse ont mis un siècle pour faire reconnaître leur activité… La société a besoin d’intermédiaires. Plus il y a de systèmes de communication, plus il faut des gestionnaires d’interface.

On peut reprendre la métaphore de Lilliput : si on reste couché, on est ligoté. Si on se met à réfléchir sur les liens, on met en place des community managers.

  • Mark Zuckerberg a très récemment affirmé que le concept de vie privée était aujourd’hui dépassé.  Qu’en pensez-vous ?

Vous disiez que le problème des médias aujourd’hui était le divorce entre la valeur et le prix. Or une information fiable coûte cher. Quel système économique pourrait alors fonctionner ?

Réponse de Jean-Pierre Beaudoin :

Jean-Pierre Beaudoin  n’a bien sûr aucune réponse sur le système économique qu’il faudrait inventer, et cite pour compléter la réflexion une conférence tenue par Les Echos en janvier sur l’économie des médias.

Concernant la vie privée, il pense que cette affirmation est largement vraie. La vie privée n’est plus privée et ce avec la complicité de tout le monde. Un profil sur Facebook ou autre, c’est mettre son intimité en public. Il faut être conscient de ses choix : ce peut être dévastateur. Un gros travail de prise de conscience envers le public adolescent est nécessaire (c’est une génération qui joue avec le feu).

Ce qui est préoccupant, c’est l’inversion du monde. Avant, la vie privée était la règle. Aujourd’hui le paradigme est inversé : la règle est que tout est public et il faut que chacun se débrouille pour garder une part privée.

Concernant la valeur et le prix : ils sont à réconcilier. Il va falloir trouver rapidement une réponse.

  • Quel avenir voyez-vous pour Facebook et Twitter ?

Réponse de Jean-Pierre Beaudoin :

L’avenir est impénétrable. La vraie question pour les investisseurs de ce type d’entreprises (car Facebook et Twitter sont bien des entreprises) est celle de la durabilité. Et aussi de leur modèle économique. Voyez le destin des moteurs de recherche : qui connaît encore Altavista ? Internet se caractérise par la rapidité d’échange de lieu de la valeur.

Youtube aujourd’hui est le deuxième moteur de recherche après Google : cela témoigne d’un changement du mode de communication dans la société. Ce qu’on recherche à présent, ce sont des vidéos.

  • Qu’en est-il de l’intelligence collective que permettent ces RS ? Les bienfaits de l’utilisation de ces nouveaux outils sont peut-être aussi à mettre en valeur… (question posée par un homme se désignant comme spécialiste des RS, mais je n’ai pas réussi à retenir le nom…dommage)

Réponse de Jean-Pierre Beaudoin :

C’est tout à fait vrai. Mais il faudrait une heure de plus pour présenter les avantages des RS. Un exemple d’intelligence collective : une entreprise minière pensait avoir fini d’exploiter son gisement d’or. Elle a mis sur Internet la totalité des informations géologiques de son exploitation en appelant à l’aide tous les géologues de la Terre. Depuis ils ont rouvert la ligne. Les RS permettent de mobiliser un tissu social thématique tout de suite.

  • Facebook est un bon outil pour faire état d’une situation sociale,… Mais n’est-ce pas surtout rempli de superficialité ?

De plus, vous avez parlé du temps accumulé par ces réseaux. N’est-ce pas une amnésie par rapport au passé ? (je ne comprends pas bien ce que j’ai écrit, désolé)

Réponse de Jean-Pierre Beaudoin :

Oui, les relations sont très superficielles. De plus, on voit que souvent les participants aux RS ont du mal à se nommer pour de vrai : ils utilisent des pseudos, des masques. D’ailleurs on utilise facebook, on se crée un profil, on utilise un pseudo…

C’est un moyen qui n’existait pas avant de vivre des relations qu’on ne vivrait jamais. Cela comble un manque. C’est aussi s’éviter la peine d’un vrai engagement dans une relation, c’est éviter de se compromettre.

Oui, il y a bien amnésie. On retrouve ici la question de Saint Augustin : le passé, le présent et l’avenir n’existent pas, seuls la mémoire, l’expérience directe et l’espoir sont pertinents pour décrire nos sensations.

Que fait-on du temps sur Internet ? Cela pose la question de la mémoire, de la relation entre passé et présent.

  • Allons-nous vers une uniformisation ou une différenciation des identités culturelles ?

Réponses de Jean-Pierre Beaudoin :

Les RS répondent à la tentation d’agrégation de groupes peu divers, juxtaposés. Cependant, cela nous permet justement de voir la diversité au travers de cette multitude de groupes. Ils ne conduiront pas à une uniformisation car ils permettent aux groupes de se vivre comme groupe. Ils permettent à des communautés de se vivre indépendamment  des géographies.

Ex du forum de Doctissimo : deuxième plus grand forum de France, il fait prendre conscience de la diversité (discussions pour jeune maman musulmane, pour retraités…).

  • Existe-t-il des études sur la pérennité des RS ? Quel est le point de rupture, le moment où finalement on ne se rencontre jamais physiquement? (question d’une femme qui fait de la formation à distance et qui évoque un article de Courrier International sur des étudiants suédois travaillant depuis une île)

Réponse de Jean-Pierre Beaudoin :

On ne connaît aucune étude à l’heure actuelle. Cependant on voit le besoin de pérennité de certains sites qui répondent aux désirs des internautes. Meetic, Copainsdavant sont ainsi des modes de (re)mise en relation.

Livrearbitre : C’est fini ! Une grande admiration pour tous ceux qui liront cette dernière phrase, la lecture a été longue. J’espère qu’elle vous aura autant intéressés que moi.

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